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Les enjeux et questions pos?es par le d?bat ?

La mise ? l'ordre du jour de la question des conditions
d'accueil en France des plongeurs et moniteurs titulaires de titres ?trangers
par le Minist?re
charg? des sports (MJSVA) a
soulev? de vives protestations de la part des repr?sentants de certaines organisations
qui si?gent ? la Section
Permanente du Comit?
Consultatif de l'enseignement sportif de la plong?e subaquatique.
Vu
l'ordre du jour charg? du
19 octobre 2006, et compte tenu de la volont? clairement exprim?e
par certains membres de la Section Permanente (notamment
la FFESSM et l'ANMP)
que cette question ne soit pas ?voqu?e, seul un tour de table
des orientations de chacun des repr?sentants a ?t? fait en
fin de r?union.
Le MJSVA a
demand? en s?ance, et confirm? par ?crit
quelques jous plus tard, qu'il demanderait les avis de chaque membre de la Section
Permanente par ?crit,
pour fin novembre 2007.
Le MJSVA n'a
toutefois pas donn? directement une suite r?glementaire
aux avis ou propositions re?ues de chacun des membres de la Section
Permanente. Notamment la
FFESSM a exprim? des
propositions en r?union de Section
Permanente le 25 janvier 2007, apportant des orientations de principe permettant
de mieux accueillir les plongeurs titulaires de titres ?trrangers.
La lettre de la direction des sports du MJSVA aux
membres de la Section Permanente, du 11 avril 2007, indique notamment : "...Dans
ce contexte, j?ai d?cid? de
ne pas donner suite, dans l'imm?diat, au projet de r?forme partielle
engag? fin 2006, dans la mesure o? il semble maintenant possible
qu?une r?forme d?ensemble puisse ?tre r?alis?e
pour fin 2007, afin d??tre applicable pour la saison estivale
2008..."
Les consultations se poursuivent donc actuellement. Il
y a au moins un consensus aujourd'hui sur le fait que l'on peut am?liorer
l'accueil des plongeurs ?trangers. Certains estiment m?me qu'il faudrait
r?former la fili?re de formation et la l?gislation
actuelle.
La question pourrait se r?sumer ? savoir comment concilier
qualit?, s?curit?, pluralit? et d?fense des int?r?ts des plongeurs dans le cadre
de leur accueil en France
La France: quel potentiel en plong?e ?
Le march? fran?ais de la plong?e est un des
plus attractif d?Europe. Le littoral fran?ais compte pr?s de 5500 km
de c?tes qui sont convoit?s en partie pour leur potentiel commercial et touristique
en plong?e. Plus particuli?rement, la mer M?diterran?e (pr?s de 1800 km),
pour son climat, ses fonds riches, vari?s et les ?paves qu'elle rec?le...
L'existence d'un r?seau ferr? performant comme le TGV et sa LGV M?diterran?e
(Paris-Marseille en 3 heures) ou de lignes a?riennes ? bas co?t ont
permis de rendre plus accessibles les c?tes fran?aises des grandes m?tropoles
europ?ennes.
Dans son ensemble, la pratique de la plong?e s'apparente plus aujourd'hui
? un ?co-loisir qu'? un sport. Une majorit? des plongeurs d'aujourd'hui
sont contemplatifs et attir?s par une activit? qui les rapprochent de la nature
(32).
D'apr?s un document du Bristol Group
for Tourism Research (33),
l'?co-tourisme est le secteur qui a la croissance la plus rapide de
l'industrie du tourisme mondial, avec des ?valuations de taux de croissance
allant de 10% et 30% par an selon les sources. Un poids de 12 ? 20 billions
d'euros au niveau mondial.
L'observation des baleines et de dauphins (whale watching)
est le plus connu et important d'entre eux. En 1998, les 300 communaut?s autour
du monde ont accueilli 6 millions d'observateurs de baleines (whale watching)
et ont g?n?r? 500 millions d'euros. En Europe (33),
Hoyt (2000) et Berrow (2001) ont identifi? approximativement 1.5 millions
d'observateurs de c?tac?s (whale watchers), repr?sentant environ 67 communaut?s
avec des retomb?es directes de 32 millions d'euros et indirectes de 121 millions
d'euros.
Pour compl?ter selon les estimations de l'organisation europ?enne
des ports maritimes communautaires (ESPO) (34),
le chiffre d?affaires du tourisme maritime en Europe aurait ?t? de 72 milliards
euros en 2004.
Mais la plong?e sous-marine souvent consid?r?e comme moins
accessible par le grand public fait aussi partie de cette vogue de l'?co-tourisme
mondial.
Le site du RSTC
Europe pr?cise
un taux de croissance annuel pour la plong?e ? environ 14-16%, ? l'exception
d'un certain nombre de pays qui limitent les activit?s ? cause d'une l?gislation
inflexible. Pour finir, il y aurait 8,5 millions de plongeurs europ?ens
actifs. Une estimation de 825 500 plongeurs qui voyageraient vers des destinations
plong?e pour leurs vacances chaque ann?e est aussi annonc?e. Pour un
s?jour moyen de 10 jours, les d?penses de ces plongeurs avoisineraient
approximativement 3,8 billions d'euros par an.
Pour des organismes tels que PADI?
Europe, la France est un des march?s
les plus prometteurs, m?me si la r?glementation
fran?aise actuelle emp?che
la mise en application directe et exclusive de ses standards sp?cifiques.
Il existe peu d'?tudes d'envergures sur le march? de la plong?e fran?ais.
Nous pouvons citer l'?tude
?dit?e en 1997 (35)
par l?ex-Agence Fran?aise d?Ing?nierie Touristique (AFIT) devenue
depuis ODIT France.
La
plus r?cente est L'Etude
Socio Economique (ESE) relative ? la plong?e subaquatique
de loisir en France (36) publi?e
en d?cembre 2005 par le minist?re charg? des sports (MJSVA)
avec le concours de la Section Permanente du Comit?
Consultatif de l'Enseignement
de la Plong?e Subaquatique fran?ais.
D?apr?s l?enqu?te
de l?AFIT de 1997, le nombre de "non plongeurs ouverts" en France serait
de 16 % de cette m?me population, donc environ 7,5 millions de personnes actuellement.
Parmi ces "non plongeurs ouverts", 4
% auraient d?clar? avoir "tr?s envie de s?initier ? la plong?e",
soit environ 1,9 millions de nouveaux plongeurs potentiels en 2005.
D?apr?s l'ESE,
selon les zones g?ographiques, la France accueille 5 ? 15 % de plongeurs
?trangers en moyenne selon les sources. Ce pourcentage pouvant parfois aller
jusqu?? 20% dans certains centres. les plongeurs ?trangers viennent souvent "en
individuel", quelquefois avec un "bin?me" et
rarement en groupe, sauf hors saison, o? l?on a alors affaire ? des plongeurs
davantage assidus, group?s entre eux.
Selon l'ESE les
plongeurs ?trangers sont principalement issus des pays du nord de l'Europe,
compl?t?s par des Espagnols et des Italiens, davantage repr?sent?s respectivement
dans le sud-ouest de la France pour les premiers, dans le sud-est et la
Corse pour ces derniers.
Les principaux pays d?origine cit?s sont l?Allemagne (principalement
l?ancienne Allemagne de l'ouest), les Pays-Bas, la Belgique,
le Royaume-Uni, les pays nordiques (Danois, Finlandais et
Su?dois), la Suisse, l?Autriche, l?Italie et l?Espagne.
On signale ?galement, de mani?re encore tr?s occasionnelle des Russes,
Tch?ques et Hongrois.
En valeur absolue, dans la mesure o? l?on retient l?estimation actuelle
du nombre de plong?es en bouteille effectu?e en France par an actuellement
? environ deux millions (source
FFESSM), sur la base de 5 plong?es en moyenne par an et par plongeur
(hypoth?se basse), les plongeurs ?trangers en France seraient alors environ
60.000 selon l'ESE.
Les tour-op?rateurs estiment, pour leur part, les plongeurs fran?ais ? environ
400.000 personnes.
Selon certains centres m?diterran?ens des modifications r?centes
interviendraient par rapport ? la moyenne des dix derni?res ann?es : l?arriv?e
de plus en plus de Slov?nes, une augmentation des Italiens, mais une diminution
des Allemands (majoritaires il y a dix ans) et des Britanniques.

Les textes r?glementaires propres ? l'encadrement
des Activit?s Physique et Sportives (APS) en France imposent
des mesures restrictives, et une pratique organis?e sous conditions, notamment
pour la pratique des plongeurs issus d'un organisme diff?rent du syst?me
fran?ais qui ne sont pas reconnus par l?arr?t?
du 28 ao?t 2000.
Certains professionnels qui gagnent leur vie en plong?e souhaiteraient "lever
les freins" qui peuvent d?courager certains plongeurs ? venir plonger
en France m?tropolitaine. On peut ?voquer ? ce sujet la non-reconnaissance
directe de leur niveau de plongeur et l'obligation actuelle d'obtenir une certification
de comp?tence valable que pour une seule structure en plong?e.
Cette mesure est semble-t-il v?cue comme une mesure vexatoire par certains
plongeurs ?trangers. Certains
plongeurs ?trangers pourraient ?tre tent?s de choisir des destinations en
plong?e plus attractives et moins contraignantes. Ils
y sont parfois encourag?s par une
communication qui n?est pas toujours tr?s incitative de la part des organismes
dont les qualifications ne sont pas reconnues par le syst?me fran?ais. Pour
caricaturer: "en France, la plong?e c?est compliqu?".
Mais les plongeurs ?trangers ne sont pas les seuls concern?s. Les "destinations
plong?e fran?aises" sont en concurrence avec d'autres destinations
plus exotiques m?me en ce qui concerne la population de plongeurs nationaux.
Selon l'ESE,
depuis les ann?es 1980, une partie significative de plongeurs fran?ais, 30.000
selon les voyagistes va pratiquer son activit? ? l??tranger,
principalement dans les mers chaudes (Mer Rouge, Antilles, Oc?an
Indien ...), certains allant m?me s?y former et s?y qualifier.
Environ 4500 ressortissants fran?ais par an passent ? l'?tranger
des qualifications ?trang?res qui ne sont pas reconnues par le syst?me fran?ais.
Pour un non-plongeur m?me fran?ais, la complexit? per?ue comme telle de l?organisation
g?n?rale de l?activit? du syst?me fran?ais, se solde parfois par un abandon de
la plong?e et un transfert vers une autre activit?, plus simple ? appr?hender.
Des f?d?rations francophones en Europe membres de la CMAS,
d'organisations membres du CEDIP souhaitent
semble-t-il limiter une quasi h?g?monie commerciale d'organisations d'origine
nord-am?ricaine qui p?sent de tous leurs poids en Europe pour imposer
leurs m?thodes et activit?s.
Une majorit? de ces derni?res est regroup?e
au sein d'un puissant groupe de lobbying europ?en: le RSTC
Europe,
branche europ?enne du World Recreation Scuba Training Council (WRSTC).
ACUC?, Barakuda (Allemagne), IDD?, IDEA?
Europe, NASDS Germany, PADI? Europe, PADI?
England, PADI? Norway, PSS, SNSI, SSI?
Europe, SSI?
Italy sont membres du RSTC
Europe.
Une tr?s grande majorit? des pays europ?ens ont adopt? la mise en
place de normes
europ?ennes pour la plong?e qui s'appuient sur une bonne
part sur les standards
du WRSTC. Des pays comme la France, la Belgique ont
souhait? rester en dehors de ce syst?me qu'ils consid?rent comme ?tant des
mesures ? minima qui ne garantissent pas au mieux, selon eux, la s?curit?
du consommateur comme elles le pr?tendent.
L'encadrement r?glementaire des APS et l'"exception juridique
fran?aise" reconnue par la Communaut? Economique Europ?enne, une
culture diff?rente de la plong?e (notamment en ce qui concerne la conception
de l'autonomie en plong?e et la plong?e avec d?compression) a eu pour
effet de limiter l'implantation des agences de formation en plong?e notamment
anglo-saxonnes sur le march? fran?ais. Depuis d?j? quelques ann?es, elles
essayent de faire reconna?tre les qualifications de leurs encadrants sur le
territoire fran?ais.
Selon l'ESE,
le taux de p?n?tration de PADI? en
France, bas? sur la d?livrance des brevets, est un des plus faibles d?Europe
(1,32/10.000) malgr? un pouvoir d?achat individuel beaucoup plus ?lev? que
celui de ses voisins m?diterran?ens, qui eux, pr?sentent des taux de
p?n?tration bien sup?rieurs (7,61/10.000 en Italie et 9,64/10.000 en Espagne).
En dehors de l'aspect qualifications, on peut noter ?galement une forme d?irritation
de plongeurs ?trangers (voir des plongeurs fran?ais) quand ? la fourniture
d?un certificat m?dical pr?alable ? la pratique (sauf les plongeurs Belges
de la FEBRAS qui connaissent ce principe aussi chez eux).
Cela
peut constituer parfois un obstacle ? l?entr?e dans une structure de plong?e.
Cela entretient l?id?e, chez de nombreux ?trangers, que plonger en France
est aussi compliqu? d'un point de vue administratif.
Sur un plan r?glementaire, en France, le certificat m?dical est n?cessaire ?
l?obtention d?une premi?re licence f?d?rale. Certains centres qui ne font
pas partie du syst?me f?d?ral, le demandent n?anmoins. Principalement pour
?tre couverts en cas d?accident. Certains le justifient aussi au titre
de la qualit? et de la s?curit? de la prestation propos?e.
Les plongeurs ?trangers consid?rent les tarifs pratiqu?s
en France plut?t "comp?titifs", m?me si cette situation pr?sente aussi
quelques inconv?nients (lire plus bas: Une "d?rive"
li?e ? la s?curit? est-elle possible en France ?).
Certains souhaiteraient lever des mesures qu'ils consid?rent
comme protectionnistes, pass?istes et qui limitent leur activit? commerciale
en plong?e, en France.
Une question de s?curit? ?

La s?curit?
est une des pr?occupations mise souvent en avant dans le d?bat par certaines
organisations fran?aises. On peut reconna?tre que certaines plong?es, de par
leurs conditions peuvent ?tre parfois contraignantes et tr?s diff?rentes des
conditions de plong?e dans des eaux plus chaudes et tropicales dans
lesquelles une majorit? de plongeurs sont certifi?s ? l'?tranger qu'ils soient
?trangers ou fran?ais.
Par exemple, la mer M?diterran?e
avec sa profondeur et parfois ses vents violents et soudains. Certains
tombants M?diterran?ens proches de la c?te descendent parfois ? des
profondeurs tr?s importantes (100 m?tres voir plus).
La plong?e sur les ?paves profondes comme dans le Var (83), avec parfois du
courant violent et soudain peut rendre les conditions difficiles. L'Atlantique
et la Manche pour ses mar?es, courants et parfois la visibilit? de l'eau r?duite.
Mais, il existe aussi en France des sites de plong?e qui se pr?tent le plus
souvent ? des conditions de plong?e plus faciles et propices ? la d?couverte de l'activit?.
C'est le r?le du directeur de plong?e
de choisir des conditions de plong?e adapt?es au niveau r?el des
plongeurs.
Quand au discours "critiquant en bloc" les cursus de formation des
autres organisations en plong?e, il est souvent tr?s partisan.
A notre avis, c'est
plus le moniteur de plong?e qui fait la qualit? de la formation ou de la
prestation. Chacun de nous qui a un peu d'exp?rience en plong?e, conna?t des
moniteurs excellents, bons, moins bons, voir dangereux et quel que soit l'organisme
de formation consid?r?. Cette situation est le lot commun de toute activit?,
quel que soit le secteur. La perfection n'existe pas m?me en plong?e.
M?me chose au sujet de la th?se parfois mise en avant qui consiste ? comparer
l'accidentologie en fonction des organismes de formation en plong?e.
L'accident de plong?e est multifactoriel et peut arriver m?me aux plongeurs
comp?tents et dans des structures de plong?e r?put?es s?rieuses.
Avoir suivi une formation de qualit?, acqu?rir de l'exp?rience et maintenir
? niveau ses comp?tences ne permet au mieux que de r?duire de mani?re significative
le risque d'accident en plong?e. Cette remarque est valable pour toutes les
activit?s humaines.
Dans le m?me registre, la visite m?dicale est une bonne
chose mais n'est pas la panac?e en mati?re de pr?vention des accidents
de plong?e. A titre d'exemple, dans le domaine des accidents de la route,
la visite m?dicale se substituerait bien volontiers aux campagnes d'?ducation
et de pr?vention routi?re men?es par les pouvoirs publics si elle ?tait si
efficace !
D'autre part, pour ?tre significatif un nombre d'accidents doit ?tre compar?
par rapport au volume d'activit? (nombre de plong?es) et sans oublier de
pr?ciser le contexte qui joue souvent ?galement un r?le non n?gligeable dans
la survenue.
A l?heure actuelle, on est incapable de conna?tre avec un minimum de pr?cision
le nombre de pratiquants et le nombre d'accident?s en plong?e en France....
La France est loin d'?tre un mod?le dans ce domaine.
En mati?re de sant? publique, l?importance des ?tudes ?pid?miologiques n?est
plus ? d?montrer. Elles contribuent ? la compr?hension, l??valuation des
risques des accidents et maladies afin de d?velopper des politiques de pr?vention.
D?une mani?re g?n?rale, le probl?me des ?tudes statistiques
men?es en France dans le domaine des accidents de plong?e est leur manque
de repr?sentativit? (Certains chiffres de l?enqu?te nationale de la CMPN de la FFESSM (1) laissent
effectivement dubitatif ...).
Il manque en France une enqu?te nationale transversale, croisant
toutes les sources de donn?es disponibles (centres hyperbares, pompiers,
marins-pompiers, sp?l?o-secours, SAMU, CROSS), et non une seule et unique
source de donn?es, ? l'image de l'?tude nationale sur les noyades conduite
par l'Institut National de Veille Sanitaire (INVS) (13)
Il semble que certains responsables pensent ? tort que parler
d'accidents de plong?e pourrait faire fuir les plongeurs ou futurs plongeurs.
Un peu comme certaines personnes qui fuient les examens m?dicaux de d?pistage
? l'id?e de tomber malades...
Nous
vous renvoyons ? ce sujet ? notre article en ligne:
Plaidoyer
pour une meilleure connaissance sur les accidents de plong?e en France.
Pour
conna?tre la position des diff?rentes organisations, veuillez
lire la suite page 7
? Denis
Jeant - www.aqua-web.net - 20 mai 2007
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