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Plaidoyer pour la DTH et la RSE… | Plaidoyer pour la DTH et la RSE… |
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| �crit par Claude DUBOC | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 13-02-2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Page 3 sur 3 Notre avis
Nous partageons l'avis de Claude Duboc sur le fait que certaines décisions prisent au sein de la Tel est par exemple le cas des accords NAUI qui concerne le devenir de la FFESSM et de ses relations avec la CMAS. Certaines décisions prises en catimini pourraient s'apparenter à de l'abus de pouvoir sur des questions d'importance et qui devraient s'inscrire dans un fonctionnement démocratique.
Que le CTN est celui de la technique et de la pédagogie en plongée et le débat devrait rester sur ce plan et ne pas être pris en otage par des questions d'ordre politique voir électoraliste. On peut s'étonner légitimement sur le sujet, à la vue de nombreuses initiatives qui semblent s'inscrire dans une stratégie politique et ceci à quelques mois des prochaines élections nationales.
Sinon, la présentation historique de Claude nous semble importante et permet de resituer les compétences liées à la Il faut à notre avis des raisons liées à la sécurité ou une remise en question de l'efficacité ou de l'intérêt des techniques dans la pratique en relation avec les prérogatives du niveau visé. Tout ce qui peut être justifié d'un point de vue de la pratique et/ou de la sécurité peut avoir une raison d'être. Ce ne sont pas des questions de politique ou d'ordre électoraliste qui doivent dicter la technique, la sécurité ou la pédagogie en plongée. Le texte de Claude Duboc a le mérite de ramener la question posée dans le cadre d'un débat de techniciens et de pédagogues. Que dirait-on si le fait de devoir attacher sa ceinture en avion ou de procéder aux contrôles techniques était soumis à ce type de considérations ! Par contre, si l'objectif est de préparer le futur encadrant à des situations réelles de sauvetage, il nous semble que la Démonstration Technique avec Handicap (DTH) devrait évoluer vers une situation se rapprochant le plus de la réalité pratique. En effet, dans une telle situation, le sauveteur utilise tous les moyens à sa disposition (palmage, les deux gilets, la ventilation...) pour remonter la victime.
En remontant un cobaye qu'à la palme, l'apprenant peut développer des stéréotypes qui risquent d'être réactivés de manière quasi réflexe et dangereux dans un contexte bien réel. Nous avons vu des cas de suraccidents où le sauveteur et la victime sont tous les deux décédés car le sauveteur avait utilisé le palmage comme unique source de propulsion et s'était essouflé en profondeur. C'est d'ailleurs l'attitude qu'adoptent, spontanément, une majorité de plongeur
Ce type d'effort explosif peut favoriser l'apparition d'un grave essoufflement avec des conséquences facheuses, voir dangereuses pour celui qui s'entraîne...Il n'est pas rare de vider son bloc lors de ce type d'exercice, vu l'intensité de l'effort. Nous passons sur des incidents mineurs comme des crampes... Il nous semble bien nous souvenir que lors de l'élaboration des contenus de formation de la FFESSM, la possibilité de la création d'une telle épreuve de Niveau 4 avait été proposée en CTN. De plus, l'effort est déconseillé en plongée. La ventilation et l'effort représentés par ce type d'exercice de démonstration vont à l'encontre des données physiologiques et médicales actuelles en matière de décompression. Faire un effort explosif et intense en plongée n'est prévu par aucun moyen de décompression que cela soit tables et encore moins ordinateurs de plongée. Donc, la personne qui s'entraîne à ce type d'exercice s'expose volontairement au risque accru d'un accident de décompression. Le C02 produit en quantité dans ce type d'effort intense où l'on ventile contre des résistances (son détendeur, son appareil ventilatoire en milieu hyperbare) a un effet potentialisateur sur la survenue d'un accident de décompression...Une des préventions connues de l'accident de décompression est de ne pas faire d'effort en plongée. Difficile de tenir un double language sur le sujet quand on est moniteur de plongée ou médecin... Même chose, si l'objectif est d'évaluer la condition physique, la résistance et l'endurance, il nous semble qu'il y a d'autres moyens plus appropriés et moins dangereux pour le faire.
Pour finir, dans quelle mesure la responsabilité de ceux qui mettent en place ce type d'épreuve ne peut pas être retenue en cas d'accident
Pour terminer, l'objectif n'est pas nous semble-t-il de formater l'enseignement de la plongée, pour aller dans le sens d'un mouvement dominant dicté par des considérations notamment commerciales, avec en toile de fond la perte de certaines de nos spécificités et de nos différences. Comme nous le pensons, c'est la diversité qui fait la richesse même en plongée. Pour aller plus loin
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Commentaires (11)
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Phillipe
said:
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Salut à toutes et tous et plus particulièrement, même si on se voit peu depuis que j'ai migré de LR à Panam, à Claude D, Denis J, Jérôme C, Stéphane L, Christophe et tous les autres dont JLB, CM, AF, JT etc... Ces 2 "épreuves" sont à supprimer d'urgence, elles n'ont plus aucune connexion avec la réalité de nos plongées actuelles ! Bien au contraire elles perpétuent un pré-conditionnement accidentogène vis à vis de nos plongeurs. Osons profiter de l'occasion pour ouvrir un vrai débat et réfléchir à une formation et une évaluation d'un GUIDE de PALANQUEE ! Appliquons nous notre pédagogie en définissant des objectifs concrets et pertinents. Amicalement. Philippe. |
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Bonjour Christian, alors que cet exercice existe bel et bien, c'est l'assistance/sauvetage de 30m du N4. Effectivement, il existe même 3 fois aux épreuves du plongeur Niveau 4: - DTH à 20 mètres - réaction aux signes à 40 mètres - assistance/sauvetage de 30 mètres Il serait à mon avis assez facile de le faire évoluer dans sa forme ce type d'épreuve réaliste, évaluée dans l'espace médian, mais aussi dans l'espace lointain. Comme déjà écrit, il pourrait être envisagé le tirage au sort d'un scénario réaliste auquel pourrait réagir le candidat ou un mixte avec une situation réelle de guide de palanquée avec une vraie palanquée et un scénario pour la partie évaluation face à des incidents/accidents... |
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Denis écrivait : OK. Je pensais que tu voulais parler de l'assistance de 30 mètres. Car elle aussi s'ajoute en terme de réaction à un incident et à une remontée par un sauveteur Ben c'est exactement de cela que traite le texte que je reproduis, extrait du manuel du moniteur. Claude Duboc écrit : il manque donc un test dans nos examens d'encadrants : le sauvetage libre dans lequel la seule contrainte serait une remontée adaptée à la circonstance à traiteralors que cet exercice existe bel et bien, c'est l'assistance/sauvetage de 30m du N4. °°°[:]o) CF |
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Bonsoir Christian, Connaissances, savoir-faire et savoir-être OK. Je pensais que tu voulais parler de l'assistance de 30 mètres. Car elle aussi s'ajoute en terme de réaction à un incident et à une remontée par un sauveteur. Je serais partisan de ne faire qu'un seul type d'épreuve réaliste, évalué dans l'espace médian, mais aussi lointain. Cette dernière épreuve me semble en effet plus adaptée et réaliste dans sa forme actuelle que la DTH de 20 mètres. A 40 mètres, selon la stabilisation de la victime (équilibrée ou non), on palme pour éviter qu'elle descende le temps de prendre de la vitesse avec les gilets. A plus, |
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@Denis Effectivement, tu as raison sur le fait qu'il existe aussi ce même type d'épreuve même s'il s'agit d'assistance et non de sauvetage dans le référentiel. Mais à mon avis ces épreuves avait été faites dans un but différent à l'époque. Manuel du moniteur (épreuves du N4, page 14) Connaissances, savoir-faire et savoir-être Réaction à toute circonstance nécessitant un sauvetage ou une assistance dans l’espace lointain. Commentaires et limites Réaction à un essoufflement, un malaise, une narcose, une syncope ou toute situation anormale nécessitant une intervention du guide de palanquée dans l’espace lointain. Critères de réalisation Le critère d’efficacité est primordial. On insistera sur l’adéquation de la réponse par rapport à la circonstance. Une augmentation de la profondeur lors de l’intervention est inacceptable. La maîtrise de la vitesse de la remontée est primordiale. L’usage du SGS est obligatoire mais l’utilisation très modérée des palmes est autorisée, de même le “regonflage” du SGS au cours de la remontée. La encore, il me semble bien que ce que tu proposes existe déjà non ? Dans le cas d'une plongée normale, la propulsion ascendante sera toujours assurée essentiellement par notre copain archimède. Donc palmage modéré de rigueur, voir inutile, mais pas interdit si pas moyen de propulsion prépondérant (histoire de ne pas faire une seconde DTH !). Voili voila. °°°[:]o) CF |
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Bonjour, Je trouve le débat intéressant et serais pour une évolution des techniques pour qu'elles soient utiles dans la pratique. La démonstration technique peut se concevoir en gym mais beaucoup moins dans une activité comme la plongée qui consiste à s'adapter aux évolutions dans un milieu naturel. Cette conception de la pédagogie me semble dépassée de nos jours. |
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Salut Christian, Aurai t on une version différente du manuel du moniteur ? Effectivement, tu as raison sur le fait qu'il existe aussi ce même type d'épreuve même s'il s'agit d'assistance et non de sauvetage dans le référentiel. Mais à mon avis ces épreuves avait été faites dans un but différent à l'époque. Dans cette dernière épreuve le palmage n'est pas utilisé. Ces deux épreuves pourraient être regroupées en une seule et se rapprocher beaucoup plus de la réalité pratique avec l'emploi de tous les moyens de propulsion à disposition du sauveteur. S'il manque quelque chose dans l'examen, c'est plutôt la mise en situation avec un vrai groupe de plongeurs pour voir comment le candidat se débrouille : brieffing, vérification de la palanquée, mise à l'eau, conduite de la palanquée avec un peu d'orientation ; intérêt pour la faune et la flore et partage avec la palanquée. Surveillance du groupe avec éventuellement gestion d'incident. Retour au bateau, debrieffing et surveillance du groupe jusqu'au retour au port ; gestion éventuelle de tout symptôme après retour surface. Effectivement, on pourrait envisager le tirage au sort d'un scénario réaliste auquel pourrait réagir le candidat. J'ai bien dit réaliste ou un mixte avec une situation réelle de guide de palanquée avec une vraie palanquée et un scénario pour la partie évaluation face à des incidents... Reste également à régler les certifications à vie, sans remise à niveau, sans nombre de plongées mini annuel et ceci, du N2 au MF12 (pour les niveau 1, de toutes façons, on les surveille comme le lait sur le feu !). Effectivement, la formation continue est un aspect qui est assez peu pris en compte actuellement, hormis dans le cadre d'initiatives personnelles alors que c'est la clef du maintient, voir du développement de ses compétences... |
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"A ce propos, il manque donc un test dans nos examens d'encadrants : le sauvetage libre dans lequel la seule contrainte serait une remontée adaptée à la circonstance à traiter" (Claude Duboc, supra) Aurai t on une version différente du manuel du moniteur ? Je lis en page 4 du N4, 2eme groupe d'épreuve : 10 Démonstration d’assistance ou de sauvetage de 30 m avec SGS Coefficient 3 Ca me semble bien correspondre à une assistance telle que demandée, ou il y a quelque chose qui m'échappe. Remonter en assistance avec un coéquipier stabilisé à 30m oblige bien à gérer les stabs. Donc on à les démos techniques ET l'exercice en vrai. S'il manque quelque chose dans l'examen, c'est plutôt la mise en situation avec un vrai groupe de plongeurs pour voir comment le candidat se débrouille : brieffing, vérification de la palanquée, mise à l'eau, conduite de la palanquée avec un peu d'orientation ; intérêt pour la faune et la flore et partage avec la palanquée. Surveillance du groupe avec éventuellement gestion d'incident. Retour au bateau, debrieffing et surveillance du groupe jusqu'au retour au port ; gestion éventuelle de tout symptôme après retour surface. Un vrai exercice de guide de palanquée quoi. Et puis un petit cours de bio, ça ne devrait pas nuire... Reste également à régler les certifications à vie, sans remise à niveau, sans nombre de plongées mini annuel et ceci, du N2 au MF12 (pour les niveau 1, de toutes façons, on les surveille comme le lait sur le feu !). Enfin, c'est mon point de vue ! °°°[:]o) CF |
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