Références médicales et conduite à tenir en cas d'accidents de plongée...
Débats, divergences, interprétations très personnelles sur la conduite à tenir ?
Il arrive parfois d'entendre des discussions sur la quantité d'aspirine à proposer, sur son intérêt, sur celui de la réhydratation, voir même ce qui est un comble sur l'urgence ou non d'évacuer un accidenté en plongée vers un centre hyperbare !
J'ai éte confronté récemment à un responsable et acteur des secours publiques qui préconisait d'évacuer la victime d'un accident de plongée vers l'hôpital le plus proche non doté d'un service hyperbare, avec à la clef une perte de chance pour la victime. De son point de vue, l'évacuation vers un centre hyperbare ne se justifiait pas dans une majorité des cas ! Ces déclarations ont eu lieu devant des journalistes de la presse écrite et des médias
audiovisuels régionaux.
Rappelons à ce sujet que l'accident de plongée est considéré comme une urgence vraie par les spécialistes et nécessite une prise en charge dans les meilleurs délais par une structure médicale spécialisée équipé d'un centre de médecine hyperbare...
Il n'est pas rare non plus, d'entendre certains moniteurs, voir médecins, non recyclés qui préconisent des conduites à tenir qui sont basées sur des données qui datent de dix ou vingt ans. La formation continue en plongée et en médecine ne sont pas une obligation en France. Elle est laissée à la discrétion de chacun. Il y a aussi une certaine inertie en terme d'information quand à la vulgarisation des données scientifiques ou médicales.
En pareil cas, votre parole peut-être mise en doute en tant que plongeur(se) ou moniteur(trice), voir médecin. De même, le doute peut s'installer face aux déclarations d'un moniteur ou d'un médecin non spécialiste.
Le plongeur ou le moniteur ou le médecin non spécialiste doit tenter d'apréhender ses propres limites en la matière.
La recherche en matière de médecine de la plongée demande des moyens et une expérience qui sont réservés à des spécialistes en médecine hyperbare.
Références et conduite à tenir en cas d'accident de plongée
Quand on cite une conduite à tenir comme plongeur, médecin ou moniteur de plongée, il est utile de citer ses propres sources.
En cas de désaccord, de mauvaises interprétations sur la conduite à tenir à adopter en cas d'accident de plongée, bien souvent le fait de citer ses sources est disuasif.
En matière de conduite à tenir face aux accidents de plongée, la référence est la 2ème Conférence Européenne de Consensus de Marseille de 1996 : Traitement des Accidents
de Décompression de la Plongée Loisir.
Cette conférence européenne de consensus regroupait des spécialistes en médecine hyperbare et médecine de la plongée de renommée internationale.
Ce protocole concerne la prise en charge d'accidents de plongée dans des contrées dotées d'un bon réseau en terme de couverture médicale comme par exemple en Europe. Les situations d'exceptions, loin de toute structure médicale spécialisée, qui sont des cas particluiers peuvent demander des adaptations qui seront mises en oeuvre après un avis médical spécialisé.
Les conclusions de cette conférence européenne de consensus relativise par exemple la proposition d'aspirine à la victime qui est une recommandation de type 3 (optionnelle).
Même chose, il est mis l'accent sur la couverture en oxygène (haute concentration) sans discontinuité jusqu'à la recompression hyperbare et sur la réhydratation d'une victime sans trouble de la conscience (recommandation de type 1).
Nous vous encourageons donc à lire plus en détails les conclusions de cette 2e conférence européenne de consensus sur le site de la Société de Physiologie et Médecine Subaquatiques et Hyperbares de Langue Française (MedSubHyp) et à citer vos sources.
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