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Autoroutes : esclandre autour d'une hausse de la redevance domaniale (22/11/2008)
En catimini gouvernementale a été adopté le principe d'une hausse de la redevance domaniale payée par les sociétés autoroutières pour leur occupation du domaine public. Un dessein qu'attaque violemment l'association des sociétés françaises d'autoroutes.Informées incidemment grâce aux débats parlementaires, les sociétés d'autoroutes françaises viennent d'apprendre que la redevance due pour occupation du domaine public allait très certainement enfler dans les prochaines années. L'explication avancée par le Gouvernement : mobiliser le plus possible de financements pour respecter les engagements du Grenelle de l'environnement. Il serait en effet question de doubler voire tripler le montant de cette redevance versée par les concessionnaires, faisant passer celle-ci de 170 millions d'euros (en 2008) à 475 millions (en 2009), 488 millions (en 2010) puis 500 millions (en 2011). Une escalade vertigineuse que ne sont pas prêtes à accepter les sociétés d'autoroutes qui renonceraient donc à 5 % de leur chiffre d'affaires annuel. D'après l'Asfa, cela conduirait inévitablement à répercuter cette hausse sur les tarifs pratiqués aux automobilistes (1% supplémentaire par an, en sus des augmentations de tarifs déjà programmées) mais aussi à une « tromperie » de l'actionnariat sur la nature du modèle économique. De son côté, l'Agence de financement des infrastructures de transport, destinataire de la redevance, estime, par la voix d'Hervé Mariton - rapporteur spécial du budget des transports - qu'il s'agit là d'un simple revers au manque de fonds lié, entre autres, à la privatisation des sociétés autoroutières en 2005. Pour riposter, les concessionnaires ont prévu d'attaquer ce décret « devant la justice ou le Conseil d'Etat ».
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Un plan d'urbanisme ambitieux menace une fleur d'exception (22/11/2008)
Tenants du respect de la nature et de la biodiversité s'élèvent, dans le Var, contre le plan d'urbanisme de la ville de Solliès-Toucas menaçant une petite fleur unique au monde dénommée Armérie de Belgentier. La Ligue de protection des animaux, la Société nationale de protection de la nature et des particuliers expriment leur désaccord profond quant au projet de construction d'un complexe touristique tendant à effacer cette espère florale rare. Encensant le « devoir de préservation » et « l'engagement en faveur de la biodiversité », le président de la LPO Allain Bougrain-Dubourg en appelle à la prise de conscience gouvernementale. Espèce végétale protégée depuis 1982, l'Armérie de Belgentier ne présenterait plus qu'une trentaine de pieds dans ce secteur, contre plus de mille il y a 18 ans. « Ce serait une des premières espèces endémiques à disparaître en France continentale » observe Henri Michaud, botaniste au Conservatoire du littoral. La préfecture, quant à elle, assure veiller de près à la protection de cette fleur, malgré son accord donné au PLU.
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Priorité au solaire (22/11/2008)
Hier a été présenté le plan de développement des énergies renouvelables du gouvernement : 50 mesures pour « réussir la transition énergétique », parmi lesquelles figure l'objectif d'équiper chaque région française avec au moins une centrale photovoltaïque d'ici 2011. « Le gros, c'est le solaire. En termes industriels, et d'effondrement des coûts industriels, c'est probablement là qu'on a la capacité la plus importante ». Ainsi a été présenté par le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, l'un des axes principaux de la stratégie énergétique de la France dans les prochaines années. Jean-Louis Borloo souhaite rattraper le « retard » pris en matière d'énergies renouvelables, et particulièrement sur le marché du solaire photovoltaïque, où la France n'occupe que le quatrième rang européen.Ainsi, des appels d'offre pour des centrales devraient être lancés "dans les semaines qui viennent". Elles seront réparties en fonction du potentiel solaire de chaque région, avec l'objectif affiché d'en installer au moins une dans chaque région d'ici 2011.Jean-Louis Borloo a également annoncé vouloir inciter l'éqipement en photovoltaïque des supermarchés et des bâtiments industriels et agricoles de grande taille en instaurant un tarif spécifique de 45 centimes/kWh. Objectif de cet investissement d'ampleur dans le solaire : multiplier par 400 la production d'électricité d'origine photovoltaïque pour atteindre 5.400 MW en 2020.
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Languedoc-Roussillon : 200 millions d'euros pour le port de Sète (22/11/2008)
La région a annoncé cet important investissement sur dix ans, destiné à faire du 10e port de pêche français un levier économique régional majeur. George Frêche, président du conseil régional, a souligné à l'occasion de cette annonce que le port de Sète "bénéficie d'une position stratégique et d'une accessibilité exceptionnelle ". La région, propriétaire du port, souhaite engager un grand chantier de modernisation pour le rendre plus compétitif : son trafic total actuel de 3,27 millions de tonnes annuelles peine à rivaliser avec les mastodontes du nord-ouest de la Méditerrannée que sont les ports de Marseille (presque 100 millions de tonnes) et Barcelone (50 millions de tonnes).Parmi les travaux prévus, la restructuration du pôle agro-industriel et le regroupement de ses activités, la remise en état des voiries, la consolidation de bassin, une nouvelle aire de carénage et la rénovation de la criée. La région évoque également la construction d'une nouvelle gare maritime destinée à renforcer le trafic passagers, avec comme objectif rien de moins que de faire de Sète « la porte d'entrée pour le Maroc ».
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Les éoliennes, du vent d'après VGE (21/11/2008)
Au cours d'un débat public, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing s'est offusqué de l'importance accordée aux éoliennes dans le futur paysage énergétique français. La rencontre, organisée par l'Institut Montaigne - à l'origine d'une étude controversée démontrant le surcoût des objectifs du Grenelle de l'environnement - Valéry Giscard d'Estaing a profité de cette tribune pour argumenter farouchement contre les éoliennes. D'après lui, ces installations participent de la défiguration du paysage et d'une revendication abusive d'aides financières. En outre, les éoliennes seraient pour la France une « option inutile et coûteuse ». En effet, la France s'est engagée à ce que les énergies renouvelables représentent 23 % de son électricité consommée à l'horizon 2020. Or l'implantation de l'hydraulique et du solaire étant à la traîne, il n'est pas exclu que le recours à l'éolien soit accru pour atteindre ce chiffre. Pour Valéry Giscard d'Estaing, l'Union européenne doit intervenir dans ce débat pour s'exprimer en termes d'énergies non émettrices de CO2 et non plus en termes d'énergies renouvelables. Par ailleurs, un référendum élargi à l'ensemble des acteurs touchés par l'éolien est selon lui opportun. Néanmoins, l'actuelle secrétaire d'Etat à l'environnement Nathalie Kosciusko-Morizet a campé sur ses positions, rappelant entre autres qu'aucune renégociation des tarifs de rachat de l'énergie éolienne par EDF n'était envisagée.
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Refonte en vue de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (21/11/2008)
Parce que la Commission européenne est persuadée de pouvoir renforcer le potentiel des Etats membres en matière de « lutte » contre les dépenses d'énergie dans le secteur du bâtiment, une refonte totale de la directive EPBD de décembre 2002 est à l'ordre du jour. Certaine de pouvoir tirer profit de l'émergence de nouveaux matériaux de construction et procédés d'installation innovants, l'Union européenne souhaite alors soutenir les efforts du secteur de la construction, mais aussi ceux des citoyens. Concrètement, il est question d'agir sur plusieurs points : - Le « Certificat énergétique » contenu dans l'article 7 de l'actuelle directive, est nécessairement établi par un organisme accrédité pour juger de l'efficacité énergétique de tout bâtiment neuf et bâtiment existant lors de la vente ou de la location, mais aussi pour les bâtiments publics de plus de 1000 m2. Or il est désormais prévu que ce certificat se transforme en un label obligatoirement apposé sur tous les documents officiels lors d'une vente/location, et qu'il soit accompagné de conseils.- Les exigences en matière de performance énergétique devront également être fixées de façon plus ambitieuse grâce à un système d'étalonnage. À l'heure actuelle par exemple, la performance énergétique minimale doit tenir compte de 9 critères exhaustifs (installations de chauffage et de production d'eau chaude, ventilation, etc...). - Pour les bâtiments existants d'une surface supérieure à 1000 m2 qui font l'objet de travaux importants, la directive de 2002 prévoit que soient respectées des normes minimales de performance énergétique, « dans la mesure où cet objectif est techniquement envisageable et dès lors que les investissements qu'il requiert garantissent un rendement satisfaisant» (art 6). Or le projet de directive prévoit que lors d'une rénovation importante, tous les bâtiments atteignent des niveaux minimums d'efficacité énergétique, sans restriction de surface.- Des feuilles de routes seront élaborées par les Etats membres pour augmenter le nombre de maisons « passives ». - Un service d'information « Buildings Platform » et de nouveaux systèmes de financements seront mis en œuvre pour aider les acteurs concernés à effectuer ces changements. Un réajustement qu'avait prévu la Commission européenne pour tenir compte des progrès technologiques dans le secteur du bâtiment. Néanmoins, aucune date n'est pour l'instant proposée pour cette nouvelle directive.
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Le parc photovoltaïque a plus que doublé en un an (21/11/2008)
Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et les professionnels du solaire photovoltaïque (SOLER) annoncent que le parc photovoltaïque cumulé installé en France atteindra à la fin de l'année 170 MW alors qu'il se situait à 75 MW fin 2007. La France est certes encore loin de figurer parmi les leaders mondiaux en matière de solaire photovoltaïque, mais les efforts mis en œuvre ne sont pas négligeables. Il reste tout de même une marge considérable avant d'atteindre les objectifs fixés par le Grenelle : 1 100 MW en 2012 et 5 400 en 2020. Le SOLER estime toutefois que ces ambitions « sont atteignables, à condition qu'une politique lisible et pérenne soit mise en place ».A noter que la filière industrielle du solaire photovoltaïque a créé 2000 emplois en trois ans, et l'ADEME en prévoit 12000 en 2012.
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Champlan, cumulard de pollutions (21/11/2008)
Ce village de l'Essonne fut qualifié de «commune la plus polluée d'Ile-de-France» en raison de la concentration de sources de pollutions sur son territoire. Après études, il semble toutefois que le niveau de pollution atteint n'atteindra pas les sommets attendus. Il est vrai que le site ne fait pas vraiment rêver : à proximité de l'aéroport d'Orly, de plusieurs axes routiers (A10, A6, RN20), non loin d'un incinérateur, entourée de lignes à haute tension... Champlan présente une panoplie de nuisances impressionnante. A tel point le gouvernement, alerté par les riverains, a fait appel à plusieurs agences environnementales spécialisées pour évaluer l'impact sanitaire d'un tel contexte. Une étude innovante, menée de 2005 à 2007, qui a mesuré successivement la pollution de l'air, le bruit et l'exposition aux champs électromagnétiques de basse fréquence, en utilisant un arsenal d'appareils de mesure. Et que ressort-il des résultats de l'étude présentés par le MEEDDAT ? Pas d'effet «cocktail» détecté, tout juste une pollution égale au celle qui prévaut dans la capitale «Nous n'avons pu répondre à ce stade à la question de savoir si la superposition des pollutions peut avoir un impact plus important que celles de chacune prise séparément», a indiqué François Moisan, directeur scientifique de l'Ademe. Le maire de Champlan affirme tout de même que « certains habitants se plaignent de troubles du sommeil, de stress, de nervosité accrue quand ils rentrent chez eux, sous les lignes THT ».
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TVA Ã 5,5 % pour les achats de logements neufs (21/11/2008)
Dans la continuité de son vaste projet de loi sur la mixité sociale, Christine Boutin, ministre du logement, vient d'indiquer qu'elle souhaitait expérimenter la mise en œuvre d'un taux de TVA à 5,5 % pour les achats de logement neuf par les ménages dont les revenus sont inférieurs au plafond de ressources du prêt à taux zéro. Plus question donc de ne réserver cette TVA préférentielle qu'aux ménages en situation d'accession sociale à la propriété, installés en zone de rénovation urbaine. C'est bien une généralisation du dispositif à l'ensemble des ménages français pouvant bénéficier d'un prêt à taux zéro qui est à l'étude. Prêt qui, lui-même, a été récemment passé de 29 000 euros à 47 000 euros par le Gouvernement. Cette expérimentation, qui pourrait durer jusqu'à deux ans, permettrait, selon la ministre, de relancer le secteur de l'immobilier pour l'heure sinistré, malgré le coût de 250 millions d'euros engendré par l'opération.
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Enfouissement de la RN13 : le comité de pilotage est en place (18/11/2008)
Intronisé par le secrétaire d'Etat aux transports fin septembre, le comité de pilotage chargé de mener le projet d'enfouissement de la RN13 à hauteur de Neuilly-sur-Seine vient d'être établi par le préfet d'Ile-de-France Daniel Canepa. Cette route nationale est effectivement franchie quotidiennement par 160 000 véhicules, au cœur de la ville des Hauts-de-Seine, entre la porte Maillot et La Défense. L'idée est donc de dissimuler la RN13 afin de libérer en surface le trafic de transit. Les travaux pourraient débuter en 2013 pour se terminer à l'horizon 2020.Le comité mis sur pieds a donc la charge d'étudier les différents projets de chantier soumis. Les 900 millions d'euros de travaux pourraient être supportés par un accord Etat-collectivités locales, et l'idée d'un partenariat public-privé ou d'un développement immobilier n'est pas exclue, a tenu à préciser le préfet.
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TER : un sénateur propose la suppression du monopole de la SNCF (18/11/2008)
Pour anticiper l'ouverture à la concurrence des Trains Express Régionaux prévue début 2010, le sénateur du Haut-Rhin Hubert Haenel se dit prêt à tester « pour une durée limitée et dans des conditions strictement encadrées » le libre choix de l'exploitant ferroviaire. Le flou qui règne autour de la mise en œuvre concrète de cette ouverture à la concurrence conduit ce sénateur à demander une anticipation du règlement européen afin de répondre aux interrogations techniques et juridiques latentes. D'autant plus que Bruxelles a annoncé une mise en œuvre progressive sur 10 ans avant la généralisation du programme. En outre, Hubert Haenel souligne le manque de prérogatives attribuées aux conseils généraux en ce domaine, et réclame une harmonisation du ferroviaire avec les autres modes de transport pour éluder le problème du financement.Un test grandeur nature qui pourrait permettre, lui, d'étudier l'ouverture des grandes lignes internationales de voyageurs en janvier 2010, prévue elle-aussi en 2010.
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« F-City », la voiture qui s'adapte à vos envies (18/11/2008)
C'est un nouveau concept de véhicule en libre-service que va prochainement proposer FMA Automobiles, une PME du Doubs. Distincte de l'Autolib par son absence de bornes dédiées, cette idée de libre-service automobile vise particulièrement les citadins. Fonctionnant par abonnement, ce système est basé sur l'utilisation du téléphone portable des abonnés : le client va en effet composer le numéro d'un serveur téléphonique qui va lui indiquer, dans un rayon de 300 mètres maximum, l'endroit où est situé le véhicule disponible et le code de démarrage du véhicule. Mais la nouveauté réside essentiellement dans la liberté de l'utilisateur car il pourra déposer son véhicule où il le souhaite. En fin de mois, une facture lui sera adressée, compte tenu des kilomètres parcourus et du temps passé. D'un point de vue logistique, deux partenaires se partageront les tâches. L'un gérera l'aspect télécommunication, tandis que l'autre s'occupera de la maintenance des véhicules, du changement des racks de batterie et du réapprovisionnement, de nuit, des zones stratégiques. Quant au véhicule en lui-même, il sera proposé dans un premier temps en version uniquement électrique, puis sera également mis à disposition en variantes gaz naturel et hybride. Ceci dit, l'autonomie ne devrait pas dépasser 100 kms pour un usage urbain. Un laboratoire d'essai est pour le moment mené à Antibes auprès de 400 automobilistes afin d'ajuster le projet dont la réalisation doit débuter courant 2009.Aucun prix d'achat du véhicule n'a pour l'heure été dévoilé. Informations : www.fam-auto.com
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Le Grand Dijon aura son tramway (18/11/2008)
La communauté d'agglomération de la capitale bourguignonne a voté le choix d'un tramway lors du dernier conseil communautaire, malgré l'opposition de certains maires. L'infrastructure de TCSP (Transport en commun en site propre) devrait voir le jour à l'horizon 2012-2013. « Nous ne voulons contester ni le principe du TCSP, ni son tracé, ni même la concertation publique qui a précédé ce choix. Par contre, nous nous interrogeons sur le coût d'un tel projet et son financement » a plaidé Gilles Menut, conseiller général-maire de Talant, s'appuyant sur la crise financière actuelle pour justifier une telle inquiétude.Ce à quoi le président communautaire François Rebsamen (PS) a répliqué que le tramway du Grand Dijon rentrait notamment dans le cadre d'un appel à projets du ministère de l'Ecologie. « Et cet appel à projets a lieu en ce moment. Le coût du tramway est estimé hors taxes à 398,9 M d'euros. Nous espérons obtenir 75 M d'euros de subventions de l'Etat, 40 M d'euros d'aide de la Région, 40 M d'euros d'aide du Département, et 5 M d'euros du Fonds européen de développement régional (Feder). De plus, nous avons d'ores et déjà prévu d'avoir recours à l'emprunt bonifié auprès de la Caisse des dépôts et consignations d'une part et de la banque européenne d'investissement d'autre part. Cette dernière propose en effet des prêts très avantageux pour les projets à haute qualité environnementale. Et le tramway en fait partie ».Résultat du vote : 9 voix contre. Le projet est officiellement lancé...
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Electricité : des SMS porteurs de SOS (17/11/2008)
En Bretagne, le gestionnaire du réseau électrique RTE lance une opération consistant à prévenir ceux qui le souhaitent, par SMS ou e-mail, des pics de consommation d'électricité. Trois niveaux d'alerte ont été définis par RTE, dans le cadre de son opération « EcoWatt » : verte, orange et rouge, cette dernière couleur indiquant des risques de coupures préventives. Pour se prémunir contre d'éventuels risques de défaillances du réseau, RTE communiquera donc, la veille pour le lendemain, sur les pics de consommation électrique, auprès des consommateurs bretons qui se seront inscrits à ce service. Invités à adopter le « bon geste énergie », ces personnes prévenues par SMS ou mail pourront modérer en conséquence leur propre consommation afin de diminuer ces pics, notamment sur le créneau 17-20H. L'hiver dernier, une dizaine de jours d'alerte ont été enregistrés, dont 5 consécutifs entre le 17 et le 21 décembre. RTE estime que si 100000 foyers s'abonnaient au service « EcoWatt », on obtiendrait une réduction de la consommation d'électricité de l'ordre de 2,5%.
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Le groupe Pierre & Vacances échafaude un « éco-village » alsacien (17/11/2008)
Non loin de Mulhouse, un « éco-village » touristique de 500 maisons va se bâtir sur l'idée du groupe Pierre & Vacances et d'élus locaux. À deux pas de la forêt alluviale protégée par le schéma de cohérence territoriale de la région mulhousienne, cet « éco-village » va s'appuyer sur la présence de l'eau en Haute-Alsace pour proposer la mise en valeur de canaux, la liaison fluviale avec l'Ecomusée et le Bioscope - deux parcs thématiques -, et la création d'un centre « aqualudique » de 4000 mètres carrés en périphérie. Avec l'objectif de redynamiser le tourisme dans cette zone géographique (100 000 touristes supplémentaires sont attendus, dont 3000 au sein du complexe), les élus espèrent la création de 160 emplois, et surtout le déblocage de 600 000 euros annuels de taxes locales.Prévu pour débuter en 2011, le projet, construit sous forme d'un partenariat public-privé, est soutenu à hauteur de 110 millions d'euros par le groupe touristique et 22 millions d'euros par les collectivités.L'exploitation sera étalée d'avril à décembre et tout sera mis en œuvre pour proposer complexes sportifs, boutiques et restaurants.
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À la traîne, la rénovation des banlieues (17/11/2008)
Bientôt rendu public, un rapport du comité d'évaluation et de suivi de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) dénonce le manque de ténacité et de moyens financiers dans la réalisation du programme de renouvellement urbain amorcé en 2003 par Jean-Louis Borloo. De nombreuses lacunes y sont en effet soulignées, expliquant la mise en péril du dispositif de réhabilitation des banlieues.L'insuffisance des ressources financières et la réorganisation des objectifs fait craindre une révision à la baisse des ambitions. D'après les rapporteurs, « les trois quarts des crédits de l'Agence (ANRU) ont financé la moitié des objectifs du programme ». En d'autres termes, une bonne partie des sommes attribuables par l'ANRU avant 2013 auraient déjà été programmées fin 2007. Une mauvaise anticipation des coûts et une gestion défectueuse des ressources expliqueraient donc en partie cette déroute. De surcroît, les retards « conséquents » liés à la lourdeur des procédures administratives et aux facéties de chantiers trahissent le fait que seulement 43,7 % des opérations programmées aient été réellement lancées, fin 2007. Par ailleurs, les problèmes budgétaires se sont exacerbés : le coût de la construction a augmenté de 24,6 % entre 2003 et 2007, et le gouvernement prévoit, dans son budget 2009, de se désengager massivement du dispositif du « 1 % logement », en réduisant sa subvention à sa portion congrue. Sans compter l'altération de nombreuses opérations de démolition-reconstruction, en principe destinées à insérer de la mixité sociale dans de nouveaux quartiers, mais aboutissant en réalité à reconstruire aux mêmes endroits. Décevant, voilà donc le leitmotiv développé par ce rapport.
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A Draguignan, les caméras voient double (17/11/2008)
La vidéosurveillance dans le centre-ville a été détournée de son usage originel : elle sert désormais à verbaliser les véhicules stationnés en double file. Résultat : un « rendement » maximal... 792 procès-verbaux ont ainsi été dressés en quatre mois -soit l'équivalent du travail de 5 policiers en faction 24h/24 !- par des caméras installés sur trois grands axes du centre de Draguignan. Un officier de police est affecté au contrôle (7j/7) des écrans de vidéosurveillance et relève les plaques d'immatriculation des véhicules arrêtés en double file. L'information est relayée auprès du service des cartes grises, et la contravention est envoyée au propriétaire du véhicule quelques jours après le constat d'infraction.La police assure que cette répression est faite « intelligemment », et donc pas de manière systématique, certaines situations pouvant justifier un arrêt temporaire ou une livraison.Cette méthode musclée a été adoptée en Conseil municipal suite aux abus répétés des administrés, le maire parlant du stationnement en double file comme d'une « plaie » à Draguignan.Caméras homologuées, appartenant à la même législation que les radars automatiques, préfecture et procureur prévenus et consentants...La municipalité assure qu'elle est dans son plein droit, mais reconnait tout de même un défaut de signalisation, qui sera bientôt résolu.
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Le chauffage en terrasse, un enjeu énergétique...et commercial (16/11/2008)
Trois députés Verts ont déposé une proposition de loi visant à interdire les braseros qui fleurissent sur les terrasses des cafés depuis l'interdiction de fumer à l'intérieur. Les gérants de bar n'entendent pas se laisser faire... En février dernier, une première attaque avait été portée par des députés européens, qui réclamaient à la Commission d'établir un « calendrier de retrait du marché » des matériels énergivores, dont lesdits braseros. Pour les trois parlementaires français (Noël Mamère, Martine Billard et Yves Cochet), le chauffage en terrasse constitue une « déperdition d'énergie inadmissible », ces appareils servant «Ã chauffer la rue»... Et d'argumenter avec des chiffres : « un gros réchaud à gaz brûle un kilogramme de propane à l'heure et rejette environ trois kilos de dioxyde de carbone dans le même temps ».«On tue nos commerces», réagit le président de la Fédération nationale des bars, brasseries et discothèques. Estimant que «les bistrots ont déjà assez subi» avec l'interdiction de fumer dans les lieux publics, il rejette la responsabilité environnementale sur les fabricants des matériels incriminés. Le lobby des cigarettiers s'est empressé d'aller dans le même sens, British American Tobacco évoquant dans un courrier adressé au Premier ministre la menace de fermeture qui pèserait sur «des milliers d'établissements».
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Lutte contre le « mauvais tri » à Paris (16/11/2008)
La mairie dote les immeubles du 14e arrondissement de nouveaux bacs jaunes à couvercle verrouillé pour favoriser un meilleur tri. La municipalité déplore en effet le fait que des bacs jaunes, réservés aux papiers, cartons, journaux, bouteilles en plastique et boîtes de conserve vidées, sont refusés par les centres de tri, à cause de la présence de déchets non recyclables. François Dagnaud, adjoint chargé de la propreté et du traitement des déchets, et Pierre Castagnou, maire du 14e arrondissement, ont donc décidé d'installer de nouveaux containers à l'ouverture réduite pour 3.500 résidents d'immeubles dont les déchets étaient presque systématiquement mal triés. Ce type de bac au couvercle scellé oblige les administrés à mettre chaque déchet l'un après l'autre.
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L'idée d'un « service public du logement » germe (16/11/2008)
Lors des Etats généraux du logement et de la Ville organisés conjointement par le PCF, l'Association nationale des élus communistes et républicains, la Confédération nationale du logement et le Droit au logement, la création d'un « service public du logement » a été évoquée. Destiné à « analyser globalement le problème (du logement) et (à ) le décliner localement », ce service public serait l'occasion d'inclure les locataires dans les grandes orientations en matière de logement, jusque là évincés. D'après eux, le gouvernement favorise l'accession à la propriété alors même que le nombre de locataires ne pouvant honorer leurs loyers gonfle dangereusement. En outre, les participants ont pointé du doigt les opérations de revalorisation urbaine et de démolition-reconstruction, conduisant selon eux à une hausse des prix de l'immobilier et donc de la location. Soucieux de pouvoir compter sur une « impulsion de l'Etat », les organismes ont appelé le gouvernement à étudier cette proposition de service public, « un droit au logement pour tous et partout » selon leur formule.
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Le Grenelle de l'environnement en chiffres (16/11/2008)
Une étude d'impact menée par le ministère du développement durable vient de donner une représentation chiffrée de ce que va représenter, financièrement et humainement, la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement. Sur le global, il faudra débourser près de 440 milliards de dollars pour mettre en exécution les mesures prises dans le cadre du projet de loi-programme « Grenelle de l'environnement ». En revanche, cela permettrait de créer ou préserver 535 000 emplois dans les principaux domaines concernés, à savoir le bâtiment, les transports et la protection de la nature. Les 268 mesures arrêtées par le Grenelle ont donc été passées au crible afin d'évaluer point par point les investissements nécessaires. La base du travail a porté sur les coûts et bénéfices directs escomptés grâce au Grenelle, tant sur les plans économique, social qu'environnemental. D'importants postes de dépenses se sont donc distingués. Bien entendu, le secteur du bâtiment arrive en tête avec 205 milliards d'euros d'investissements prévus, dont 192 milliards partiront pour la rénovation thermique. Ceci s'explique par l'incontournable réduction énergétique de 38 % dans le bâtiment, privé et public, avant 2020. En contrepartie, 235 000 emplois seront créés ou conservés dans ce volet. Dans les transports, 192 milliards d'euros seront nécessaires pour, entre autres, doubler le réseau TGV, lancer le canal Seine-Europe et soutenir le fret innovant. Côté emplois, 80 000 postes seront requis.Enfin l'introduction de 23 % minimum d'énergies renouvelables dans le paysage énergétique impliquera la mobilisation de 115 milliards d'euros et 220 000 emplois. Dans une atmosphère de « déprime » économique, le gouvernement a souhaité montrer par cette étude que « les programmes du Grenelle sont bel et bien financés » et peuvent participer de la relance économique du pays, plutôt que de son affaiblissement.
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La région Alsace examine sa géologie (16/11/2008)
Main dans la main avec la Suisse et l'Allemagne, la région Alsace vient d'annoncer sa participation à la réalisation d'une cartographie en trois dimensions du potentiel géothermique sur la zone du Rhin supérieur. Avec l'ambition de mettre au point un outil de représentation de la structure géologique de ce périmètre rhénan, les services géologiques du Bade-Wurtemberg, du Rhénanie-Palatinat et le Bureau des recherches géologiques et minières d'Alsace se groupent pour étudier la quantité et les propriétés des réservoirs géothermiques, plusieurs milliers de mètres sous terre. Contribuant à hauteur de 50 000 euros, sur un coût global de 1,6 million d'euros, l'Alsace espère ainsi réduire ses factures énergétiques et s'approvisionner directement dans ces poches de géothermie pour d'équiper une quinzaine d'établissements scolaires.
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Marseille : l'Europe s'exprime sur le projet d'incinérateur (14/11/2008)
Sur le dossier sensible de l'incinérateur de la Communauté urbaine de Marseille (CUM), la commission des pétitions de l'UE appelle à la recherche d'un consensus, en indiquant qu'elle serait plus favorable à la solution de la méthanisation. Le rapport voté par la commission des pétitions de l'Union n'interdit pas la construction de l'incinérateur -déjà bien engagée, à Fos-sur-Mer, sous l'impulsion de la CUM du temps de la présidence de Jean-Claude Gaudin- mais recommande la reprise du dialogue, et affiche sa préférence pour une usine de méthanisation. Les pétitionnaires qui ont saisi cette commission, dont le rôle n'est qu'incitatif, espèrent que cet avis pourra favoriser l'abandon de l'incinérateur. L'Europe s'exprime donc, en creux, pour la prolongation de la durée de fonctionnement de la décharge d'Entressen, dont la fermeture devait intervenir en juillet 2009, pour favoriser la recherche d'un consensus. La commission des pétitions a, en outre, appelé "les autorités françaises à lancer une étude sur la santé de la zone Fos-Berre", première des revendications des anti-incinérateur.Le président de la CUM, Eugène Caselli, devrait présenter très prochainement au Conseil communautaire les deux audits relatifs au coût de la transformation de l'incinérateur en usine de méthanisation.
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Plateau de Saclay : bisbille entre le gouvernement et la Région (14/11/2008)
Le coup d'envoi de l'aménagement du plateau de Saclay, future Silicon Valley à la française implantée dans l'Essonne, a été donné par Nicolas Sarkozy, coiffant au poteau Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France et François Lamy, président de la communauté d'agglomération du Plateau de Saclay. Bousculant le planning établi par le soixantaine d'élus concernés par le projet, Nicolas Sarkozy, épaulé par le secrétaire d'Etat au développement de la région capitale Christian Blanc, a annoncé le déploiement du vaste plan d'aménagement de ce pôle scientifique et technique. Aspirant à devenir un « cluster scientifique de rang mondial », ce projet comprendra, selon le gouvernement, des plateformes technologiques, un métro automatique entre Versailles et Massy, la constitution de plusieurs campus thématiques, l'accueil de l'université de Paris XI et de plus de 20 000 chercheurs, mais aussi la construction de milliers de logements. De leur côté, les élus se sont senti évincés par cette annonce, regrettant ne pas être davantage associés au projet compte tenu de leurs investissements financiers et humains dans le programme. Pour sa part, Jean-Paul Huchon a dénoncé le manque de clarté autour du financement et le manque d'ambition dans la sanctuarisation de 1800 hectares de terres agricoles (alors que 2300 hectares seraient nécessaires selon lui). Quant à François Lamy, il s'est vexé des propos de Nicolas Sarkozy selon qui « ses enfants et petits-enfants attendront encore longtemps pour assister à l'inauguration de la Silicon Valley française si on attend que la soixantaine d'élus du plateau de Saclay s'accorde sur le tracé d'une ligne de bus ». Des réactions qui fusent de toute part pour savoir qui du gouvernement ou des collectivités aura la stature pour mener à bien ce projet.
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La taxe kilométrique poids lourds fait de la résistance (14/11/2008)
Bien que validée en première lecture par le Parlement lors du projet de loi Grenelle 1, la taxe kilométrique pour les poids lourds chancelle devant les députés, ce que n'a pas accepté le gouvernement. L'article 60 vient en effet d'être passé en force par l'Elysée, permettant ainsi la création de cette éco-redevance. Toutefois, ce sauvetage ne s'est pas fait sans y laisser des plumes. La fourchette de perception a été abaissée de 30 centimes à 20 centimes, les routes nationales à faible trafic ne sont plus visées et une réduction de 13 % a été concédée pour les usages fréquents. Mais c'est le financement d'infrastructures de transports alternatives qui aurait été affaibli. Une dénaturation que regrette la fédération d'associations France Nature Environnement, qui estime perdre ici l'esprit initial de cette taxe. Toutefois, elle admet que le maintien d'une telle mesure par le gouvernement est une bonne nouvelle.
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