Découvrez en famille une enquête de 220 ans sur les traces de l'expédition de Lapérouse, dans le Pacifique Sud, jusqu'au lundi 20 octobre 2008.
Des découvertes historiques avec une part belle à l'archéologie sous-marine sur une expédition de l'époque des lumières...
Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse, officier de Marine et explorateur
Jean François de Galaup, comte de La Pérouse né le 23 août 1741 en Albigeois au manoir du Gô à deux lieues d'Albi, est un officier de Marine et un explorateur français.
Nommé capitaine de vaisseau à 39 ans pour sa brillante conduite pendant la guerre (contre les anglais).
Après avoir envisagé de quitter Éléonore Broudou, ce que souhaitaient ses
parents, il finit par l’épouser secrètement à Paris en 1783. Il se fait
pardonner par le Ministre et par ses parents et viennent à Albi avant qu'il reprenne ses activités maritimes.
Après un long voyage jusqu'en Australie, l'expédition maritime disparut corps et biens à Vanikoro, îles Salomon, en 1788.
Les Instructions du roi Louis XVI
Le premier projet, rédigé par le
directeur des ports et arsenaux de la Marine, Pierre Claret de
Fleurieu, porte des annotations marginales de la main du Roi, montrant
un vif intérêt pour les découvertes océaniques et un souci constant du
bien des hommes, tant de l’équipage que des populations avec lesquelles
on entrera en contact. Ces observations ont été prises en compte dans
les instructions à La Pérouse rédigées sous la direction du maréchal de
Castries, secrétaire d’État à la Marine.
Au-delà de son objectif de découvertes, l’expédition de La Pérouserevet différents
aspects:
politique quand aux projets des Anglais en
Nouvelle-Zélande;
commercial afin d'établir un commerce de fourrures entre
la côte nord-ouest de l’Amérique et la Chine
mais surtout scientifique :
l’Académie royale des sciences a rédigé un mémoire et la Société royale
de médecine a proposé des questions à l’intention des officiers et des
savants embarqués. On a organisé la collecte "des végétaux qui peuvent
être utiles à l’Europe" mais on emporte aussi des végétaux européens à
destination des pays à découvrir. C’est l’apogée des Lumières.
On raconte que Louis XVI, au moment de passer sur l’échafaud, en 1793, aurait demandé : "A-t-on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse ?". La disparition subite du navigateur
et de son équipage était, en effet, à l'époque, l’objet de tous les
fantasmes.
L’expédition périra à Vanikoro (îles Salomon), en 1788.
220 ans d’enquête dans le Pacifique sud au Musée National de la Marine de Paris
Une manière de revivre en famille l’expédition de Lapérouse voulue par Louis
XVI, l’incroyable voyage jusqu’à sa disparition tragique longtemps
restée mystérieuse, au milieu du Pacifique Sud.
Le 26 février 1828, Dumont d’Urville repère à son tour une des épaves.
Il collecte quelques vestiges dans les fonds sous-marins mais doit
écourter sa mission en raison de problème de santé parmi son équipage.
Il faudra ensuite attendre plus d’un siècle pour que l’on s’intéresse à
nouveau à Vanikoro. Plusieurs expéditions de fouilles ont eu lieu
jusqu’en 2005. Une nouvelle est en préparation pour avril-mai 2008.
Sur 1000 m², la scénographie de l’exposition est rythmée par des étapes
spectaculaires, faisant appel aux images virtuelles ou réelles, au son,
ainsi qu’à quelques reconstitutions frappantes, telle celle de la
faille dans laquelle La Boussole a sombré. Le public y plongera
fictivement à son tour.
Objets d’échanges, outils variés, instruments emportés par l’expédition Lapérouse ont été récemment mis au jour sur le site du naufrage grâce au travail
des archéologues sous-marins. Après un voyage exceptionnel de
découvertes autour du monde, ils ont sombré dans le silence de l’océan.
Ces émouvants vestiges sont aujourd’hui les témoins du véritable destin
de Lapérouse et de ses compagnons.
Au XVIIIe siècle, un voyage de découvertes comme celui de Lapérouse est
non seulement une grande aventure scientifique, mais aussi une
périlleuse aventure humaine. La vie quotidienne des 220 hommes
embarqués dans une promiscuité permanente - marins, savants, officiers
– leur relation du voyage, les problèmes d’alimentation, de santé et
d’hygiène, tous ces aspects sont évoqués grâce aux pièces
archéologiques provenant du site du naufrage, à leurs objets de
comparaison et aux témoignages envoyés en France de différentes escales
et parvenus jusqu’à nous.
En précurseur
du déploiement du Dumont d'Urville, le
SHOM a conduit du 28 avril au 13 mai 2008 un levé bathymétrique
et topographique aux abords de l'île de Vanikoro afin d'assurer
la sécurité de "l'opération
Lapérouse 2008".
Lundi, mercredi, jeudi, vendredi: de 10h à 18h, dernier billet délivré à 16h40.
Samedi et dimanche:
ouverture exceptionnelle de 10h à 19h, dernier billet délivré à 17h40.
En raison de son succès, l'exposition est ouverte jusqu'à 19 h le week-end.
Pour éviter les files d'attente du samedi et dimanche après-midi, il vous est fait les recommandations suivantes :
- achetez vos billets en semaine aux caisses du musée (sauf mardi)
- achetez vos billets sur fnac.com ou dans les points de vente FNAC, Carrefour, Géant, Hyper U, Bon Marché.
- visitez si possible entre 10h00 et 13h30 quelque soit le jour.
Réservation téléphonique: +33 (0) 1 53 65 69 53
LIEU DE L'EXPOSITION:
Musée National de la Marine
Palais de Chaillot
17 place du Trocadéro
75116 PARIS, FRANCE
L’ouvrage de référence sur le sujet, pour longtemps.
Cette somme
volumineuse retrace le voyage de Lapérouse au travers d’un état des
connaissances complet et détaillé, avec toute la rigueur scientifique
requise.
Les auteurs tiennent compte des découvertes archéologiques
récentes et l’ampleur du livre leurs permet de mettre en rapport les
études actuelles les plus pointues pour comprendre cette aventure
humaine, les conditions du naufrage et établir l’hypothèse de
survivants.
DEUX AUTRES expositionS DU MUSEE NATIONAL DE LA MARINE/PORT-LOUIS (56)
Été (2 mai- 31 août) : 10 h - 18 h 30, tous les jours.
Hiver (1er septembre - 30 avril) : 13 h 30 - 18 h, tous les jours (sauf le mardi).
Fermeture annuelle du 16 décembre au 31 janvier.
Trésors d'océans
La mise en scène de l'espace thématique Trésors d’Océans vous entraînera aux côtés des archéologues sous-marins.
Découvrez, avec eux, les fabuleuses cargaisons englouties du Mauritius, plongez à l’intérieur du Griffin, retrouvez les traces des Jonques Lena et Espagnola oubliées sous les flots depuis 400 ans…
La majeure partie des objets présentés proviennent des fouilles de Franck Goddio.
Ces 158 pièces données en 2002 au musée national de la Marine ont été
sélectionnées dans la part d’inventeur (ou découvreur) attribuée à cet
archéologue conformément à la loi de la République des Philippines.
Sauvetage en mer
Poursuivant ses travaux de mise en valeur de la citadelle de
Port-Louis, le musée national de la Marine a choisi d’y créer un nouvel
espace, unique en France, consacré à l’extraordinaire histoire du
sauvetage en mer.
Des premières heures du sauvetage à voiles et avirons jusqu’aux moyens
actuels d’héliportage, l’héroïsme des hommes est évoqué grâce à de
précieux souvenirs de sociétés de sauvetage, d’émouvantes œuvres
picturales, des modèles de bateaux et des outils spécifiques. Complété
par des images d’archives, films et créations sonores, l’ensemble de la
présentation s’articule autour d’une pièce tout à fait exceptionnelle :
le canot Commandant Philippes de Kerhallet (1897), ultime et plus ancien témoin sauvegardé.