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AQUA-WEB.NET - Denis JEANT - toute la plongée loisir, livres de plongée, all the scuba diving leasure

01
01 Dec 2008
(Fr) Bilan 2003 du CROSS-MED Convertir en PDF Version imprimable Sugg�rer par mail
Rapports, études... - Premiers secours
�crit par Denis JEANT   
01-04-2004

Bilan 2003 sur les loisirs sous-marins du <a class="mosinfopop" style="cursor:help;border-bottom:1px dotted #000000;" href="javascript:void(0)" onmouseover="return overlib('<p> <br />En France<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/France" title="France"></a>, les <b>Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage</b> (<b>CROSS</b>) assurent une mission générale de sécurité maritime, dans le cadre de l\'Action de l\'Etat en Mer. Ils font partie du réseau international des Centres de coordination de sauvetage maritime institués par la convention SAR de l\'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_maritime_internationale" title="Organisation maritime internationale">Organisation maritime internationale</a>. Ils constituent à ce titre des MRCC (<i>Maritime Rescue Co-ordination Centres</i>). <br /></p> <br /><p> <br />Pour leur activités opérationnelles, les CROSS sont placés sous l\'autorité des Préfets maritimes<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9fet_maritime" title="Préfet maritime"></a> en métropole et des délégués du gouvernement pour l\'action de l\'État en mer, outre-mer. <br /></p> <br /><p> <br />Il existe 6 centres en métropole <br /></p> <br /><ul> <br /> <li>CROSS <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cap_Gris-Nez" title="Cap Gris-Nez">Gris-Nez</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Manche_%28mer%29" title="Manche (mer)">Manche (mer)</a> Est - <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pas-de-Calais" title="Pas-de-Calais">Pas-de-Calais</a>)</li> <br /> <li>CROSS <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jobourg" title="Jobourg">Jobourg</a> (Manche centrale)</li> <br /> <li>CROSS <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pointe_de_Corsen" title="Pointe de Corsen">Corsen</a> (Manche ouest)</li> <br /> <li>CROSS <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oc%C3%A9an_Atlantique" title="Océan Atlantique">Atlantique</a> à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tel" title="Étel">Étel</a></li> <br /> <li>CROSS <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_M%C3%A9diterran%C3%A9e" title="Mer Méditerranée">Méditerranée</a> à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Garde_%28Var%29" title="La Garde (Var)">La Garde</a> et centre secondaire (MRSC) de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Corse" title="Corse">Corse</a> à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ajaccio" title="Ajaccio">Ajaccio</a></li> <br /></ul> <br /><p> <br />et 5 centres et 2 PC SAR dans les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/DOM-TOM" title="DOM-TOM">DOM-TOM</a> : <br /></p> <br /><ul> <br /> <li>CROSS <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antilles" title="Antilles">Antilles</a>-<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guyane" title="Guyane">Guyane</a> à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort-de-France" title="Fort-de-France">Fort-de-France</a> et centre secondaire (MRSC) de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guyane" title="Guyane">Guyane</a> à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cayenne" title="Cayenne">Cayenne</a></li> <br /> <li>CROSS la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9union" title="Réunion">Réunion</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oc%C3%A9an_Indien" title="Océan Indien">Océan Indien</a>) et PC SAR de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayotte" title="Mayotte">Mayotte</a> (Affaires maritimes)</li> <br /> <li>MRCC <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Polyn%C3%A9sie_fran%C3%A7aise" title="Polynésie française">Polynésie française</a> à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Papeete" title="Papeete">Papeete</a> - <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tahiti" title="Tahiti">Tahiti</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oc%C3%A9an_Pacifique" title="Océan Pacifique">Océan Pacifique</a>)</li> <br /> <li>MRCC <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle-Cal%C3%A9donie" title="Nouvelle-Calédonie">Nouvelle-Calédonie</a> à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Noum%C3%A9a" title="Nouméa">Nouméa</a> - (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oc%C3%A9an_Pacifique" title="Océan Pacifique">Océan Pacifique</a>)</li> <br /> <li>PC SAR de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/St-Pierre-et-Miquelon" title="St-Pierre-et-Miquelon">St-Pierre-et-Miquelon</a> (Affaires maritimes).</li> <br /></ul> <br /><p> <br />Les 2 MRCC de l\'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oc%C3%A9an_Pacifique" title="Océan Pacifique">Océan Pacifique</a> n\'assurent que la mission <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Recherche_et_sauvetage" title="Recherche et sauvetage">SAR</a>. 2 CROSS sont en cours de création pour étendre ces missions. <br /></p> <br /><p> <br />  <br /></p> <br />', CAPTION, 'CROSS',BELOW,CENTER, WIDTH, 400, FGCOLOR, '#CCCCFF', BGCOLOR, '#333399', TEXTCOLOR, '#000000', CAPCOLOR, '#FFFFFF', OFFSETX, 20, OFFSETY, 20);" onmouseout="return nd();" ><img src="http://www.aqua-web.net/mambots/content/glossarbot/info.gif" border="0" align="top">CROSS</a> M?diterran?e (CROSS-MED)
Pays:
FRANCE
Institution :

CROSS Méditerranée (CROSS-MED) - Ministère chargé de la mer

Type de document: Bilan 2003 sur les loisirs sous-marins en Méditerranée française
Catégorie: Premiers secours
Intitulé: Bilan recherche et sauvetage 2003 des loisirs sous-marins
Référence texte : Document de 188 pages , abstract et 5 annexes comprises
Date: 1 avril 2004
Sommaire:

I - résumé du rapport: abstract (167 à 235 Ko)

II - 1ère partie du rapport : éléments statistiques  (2041 à 3 135 Ko)

1 – Bilan national des CROSS

2 – Bilan du CROSS-MED

III - 2e partie du rapport (2112 à 2 626 Ko)

1 - Analyse des opérations de sauvetage plongée autonome  traitée par le CROSS-MED

2 - Opérations de recherche de plongeurs autonomes traitées par le CROSS-MED

3 - Actions de prévention, de communication et d'amélioration des procédures

IV - Annexes

1 - Tableau des opérations (249 à 747 Ko)

2 - Procédures CROSS/SAMU (368 à 629 Ko)

3 - Campagne de sécurité et revue de presse (2619 à 2899 Ko)

4 - Liens web (1396 à 1736 Ko)

5 - Glossaire et bibliographie (210 à 467 Ko)

Résumé:

Résumé:

Les Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage en mer (CROSS), centres spécialisés des Affaires Maritimes, dirigent et coordonnent les opérations de recherche et de sauvetage en mer dont les Préfets Maritimes ont la responsabilité.

1) STATISTIQUE NATIONALE CROSS:

L’ensemble des 7 CROSS métropolitains et d’outre mer a dirigé en 2003, 131 opérations de recherche et de sauvetage impliquant 173 plongeurs autonomes dont 8 morts et disparus.
A titre de comparaison, l’étude nationale annuelle menée par le Dr Granjean recense en 2003, 365 accidents de plongée sportive traités par hyperbarie. Les CROSS n’ont connaissance que de 30% des accidents alors que 85% des accidents surviennent dans l’heure suivant la sortie de l’eau et plus de 50% dans la première demi-heure, lorsque le navire est encore en mer.
Pour les CROSS, l’année 2003 se situe dans la fourchette des 4 dernières années en ce qui concerne le nombre de plongeurs secourus (entre 160 et 190). Le nombre d’opérations atteint son niveau maximal depuis 10 ans. Le nombre de décès reste stable (identique à 2002).
En plongée libre, le nombre d’opérations (50) et de pratiquants secourus (56) a baissé. Néanmoins, on enregistre une hausse significative des décès, qui atteint son niveau maximal depuis 10 ans (25 morts et disparus).

2) STATISTIQUE CROSS-MED:

Le CROSS-MED, réalise 80% des opérations de sauvetage en mer au profit de la plongée en France. L’analyse détaillée de ces opérations permet de dresser un bilan contrasté des risques de cette activité, en comparant l’accidentologie au volume de l’activité.
En 2003, le CROSS-MED a dirigé 99 opérations impliquant 124 plongeurs autonomes dont 7 orts et 17 opérations impliquant 18 pratiquants en plongée libre dont 5 morts.

Le nombre d’opérations au profit de la plongée autonome poursuit sa progression (accroissement annuel de 8,5 % depuis 5 ans, soit + 42,5 % sur cette période). Le nombre d’opérations au profit de la plongée libre est en baisse par rapport à 2002. Il reste stable sur les 5 dernières années.
124 plongeurs autonomes ont été secourus au total (96 en 2002) dont 28 retrouvés après recherches (10 en 2002) et 96 impliqués dans un accident/incident de plongée (84 en 2002).
Le nombre de plongeurs autonomes secourus à la suite d’un incident/accident de plongée est en légère augmentation : 87 plongeurs (contre 76 en 2002) ont été évacués par le CROSS-MED vers une structure médicale.
Le nombre de décès enregistrés en plongée autonome en Méditerranée reste dans la moyenne de ceux enregistrés ces 10 dernières années (médiane à 7,5/an pour la plongée autonome depuis 10 ans, 11/an sur 20 ans).

3) ANALYSE STATISTIQUE:


Ces signalements d’accidents doivent être analysés, en collaboration avec la communauté médicale, afin d’en déterminer la nature exacte. La symptomatologie des cas traités a, en effet, beaucoup évolué ces dernières années, comme la population des plongeurs impliqués (vieillissement, état de santé …) et de nombreux cas n’entrent pas dans la catégorie des « accidents de plongée » proprement dits mais des « accidents en plongée ». Cette accidentologie doit également être rapportée au volume de plongées effectuées. En effet, la courbe des interventions suit globalement l’évolution du nombre de pratiquants.
L’accroissement de l’activité des CROSS dans le domaine de la plongée autonome peut également être analysé comme la résultante d’une meilleure application des procédures de secours en mer. De multiples actions de communication en direction des clubs et centres de plongée ont été menées ces trois dernières années, afin de réduire les délais d’évacuation. Les directeurs de structures ont, probablement davantage le réflexe d’aviser préventivement le CROSS en cas de doute ou d’incident. L’exigence de rigueur imposée par une clientèle revendiquant des conditions de sécurité maximales, et la judiciarisation grandissante des suites des accidents, expliquent également cette prise de conscience.
Les structures organisées représentent 69% des appels, contre 8% pour les particuliers et 4% pour les plongeurs professionnels (19% indéterminés). Dans bon nombre de cas, ces accidents ne sont pas le fait des structures de plongée concernées mais de leurs clients ou adhérents. Les consignes d’appel diffusées par le CROSS sont souvent mieux connues des clubs et centres de plongée que des particuliers. De plus, la pratique en structure est probablement beaucoup plus développée que la pratique individuelle. Enfin, les structures de plongée sont souvent mieux équipées en moyens d’appel que les particuliers (VHF).
Les accidents traités se concentrent majoritairement dans la région PACA, notamment dans le Var. Les chiffres concernant les accidents dans les autres départements sont probablement très sous évalués. L’appel au CROSS y est moins développé, au profit de « procédures » d’alerte plus «locales». Un nombre important de plongeurs donnent l’alerte en mer à des structures de secours terrestres; cette pratique, contraire aux procédures réglementaires, ayant tendance à se généraliser avec l’utilisation de la téléphonie mobile. Ce comportement etarde, parfois considérablement, des évacuations susceptibles d’être menées en mer.

45 % des accidents ont lieu en saison estivale et 55 % hors saison. Le pic d’activité annuel a lieu lors des week-ends du mois de mai. On peut supposer, comme causes à ces accidents, un manque de préparation des plongeurs, ainsi que des facteurs favorisants connus sur ce type de séjours courts (fatigue du voyage, plongées profondes et répétitives sans réadaptation, manque de technicité, méforme physique, hygiène de vie … etc).
Les loisirs sous-marins ne représentent que 5,5 % des opérations de sauvetage traités par le CROSS-MED et ne concernent que 2,6 % des pratiquants impliqués dans ces opérations. Cependant, ils provoquent près de 27 % des décès enregistrés. En données relatives (proportion de décédés par rapport aux personnes impliquées), ils représentent la seconde cause de décès après la baignade (12,9 % pour la baignade, 8,5 % pour les loisirs sous-marins). Ces données confirment que si le taux d’incidence (ratio d’accidents sur le nombre de plongées effectuées) est faible, les accidents de loisirs sous-marins ont un indice de gravité supérieur à celui des autres loisirs nautiques.
Le ratio « morts+disparus/nombre de personnes impliquées » reste très élevé pour les accidents de plongée libre (27,7 %), confirmant la gravité du pronostic de ces accidents. La plongée libre est l’activité nautique qui enregistre l’indice de gravité le plus élevé. Ces accidents ont toujours lieu en dehors de pratiques collectives, au cours de plongées solitaires ou en l’absence de surveillance adaptée. Les victimes sont le plus souvent des estivants auto-formés, qui pratiquent occasionnellement. Parmi ces pratiquants, il convient de ne pas faire d’amalgame entre chasseurs sous-marins et apnéistes, ces derniers pratiquant généralement l’apnée de manière collective. En matière de prévention, la sécurité passe par l’incitation à la pratique collective et encadrée, au sein de structures spécialisées.

4) ANALYSE DES OPERATIONS 2003:


La transmission directe de l’alerte au CROSS, qui permet d’éviter une perte de temps dans la mise en oeuvre des moyens de secours, a été davantage utilisée. C’est probablement l’un des effets des recommandations diffusées aux clubs et centres de pongée. Il n’est donc pas inutile de poursuivre les actions de communication entreprises. Le message clé en matière de transmission d’alerte (VHF 16 en mer / Tel 15 à terre) commence à entrer dans les esprits.
L’utilisation du portable, comme mode d’alerte a également progressé. C’est peut-être l’effet de la mise en place, à titre expérimental dans le Var, du numéro unique des CROSS, le 1616. Il est rappelé que ce numéro court a été mis en service afin de faciliter le contact des CROSS pour les témoins à terre, pour les personnes signalant des inquiétudes et pour les usagers occasionnels de la petite plaisance, non équipés en VHF. Il reste un numéro d’appel à usage terrestre et ne saurait se substituer à la VHF marine, qui reste le moyen d’alerte à privilégier, en raison des possibilités de contacts qu’elle permet d’établir avec les moyens de secours sur zone (hélicoptères, canots SNSM).
Le profil-type du plongeur accidenté traité par le CROSS-MED en 2003 n’a pas fondamentalement évolué par rapport à 2002. Il s’agit toujours d’un homme (76%), d’une quarantaine d’années (moyenne : 39 ans), plongeant au-delà de 30 mètres.
De nombreuses interventions sont encore dues à des remontées anormales, causées par une mauvaise préparation et exécution de la plongée (gestion d’air, planification insuffisante des paliers, profil de plongée) ou à un défaut de préparation ou d’utilisation du matériel (ordinateur, lestage, gilet). Néanmoins, la majorité des cas enregistrés en 2003 ne comportent pas d’erreurs de procédures. Selon l’étude menée par le Dr Grandjean, 57,44 % des accidents étudiés en 2003 ont eu lieu avec respect du profil de décompression choisi. En revanche, 44,44 % des cas présentaient des facteurs favorisants.
Il apparaît qu’il n’y a pas de corrélation absolue entre accidents et erreurs de procédures. On ne constate pas non plus de corrélation entre le genre masculin ou féminin du plongeur et les accidents. En revanche, il y a une corrélation évidente entre plongées profondes et accidents. 68% des accidents ont lieu à l’issue de plongées effectuées à plus de 30 m. De même, il existe une corrélation entre âge du plongeur et accidents. La moyenne d’âge des plongeurs augmente. Les plus de 40 ans représentent 48% des accidentés.
La qualité du premier secours, encore très perfectible, semble s’améliorer. L’oxygène est administré dans la majorité des cas. En revanche, la réhydratation, indispensable au même titre que l’oxygène, est souvent peu ou pas effectuée.
Le délai médian de prise en charge par les secours s’est amélioré (33mn contre 40mn en 2002). La durée totale d’évacuation, autour d’1h20mn, n’a que peu évolué entre 2002 et 2003. Celle-ci reste toutefois inférieure à 1h30, délai idéal souhaité par les hyperbaristes.
L’évacuation à quai, choisie à 77% par les navires de plongée et suivie d’une évacuation secondaire par voie terrestre dans 53% des cas, reste majoritaire. Or, l’analyse des délais d’évacuation montre que c’est la voie la moins rapide (1h30 environ contre 40 mn pour l’hélitreuillage sur le site de plongée).
En 2003, l’évacuation aérienne directe en mer, par hélitreuillage sur le site de plongée, a progressé. De ce fait, on compte davantage d’évacuations effectuées en moins d’une heure. Ce choix, effectué lorsque le navire est à plus de 20/25mn d’un port ou non manoeuvrant (palanquées à l’eau), permet de réduire considérablement la durée totale de l’évacuation.
L’hélicoptère, par sa vitesse et l’évacuation directe qu’il permet d’effectuer, du site de plongée au service hyperbare, évite les transferts multiples et s’affranchit des délais induits par les encombrements routiers. L’employer plus fréquemment en mer nécessite que les responsables des centres de plongée anticipent cette possibilité, en appelant le CROSS très précocement et consentent à rester en attente sur zone. « Le temps «perdu» à attendre un hélicoptère en mer est du temps gagné sur l’ensemble de l’évacuation ».

5) PLONGEURS A LA DERIVE:


28 plongeurs ont été retrouvés après recherche (plongeurs à la dérive ou inquiétudes sur plongeurs non remontés) en 11 opérations soit 22,6 % du total des plongeurs secourus en 2003 (124). Ce type d’opération est donc à la hausse par rapport à l’année précédente, sans atteindre le pic de 48 plongeurs enregistré en 2001.
Ces opérations se déroulent en majeure partie en arrière saison. La dégradation des conditions météorologiques à cette période est alors l’un des facteurs déclenchants.
En mer, les conditions météorologiques évoluent rapidement et souvent avec violence. Leur prise en compte est essentielle pour la sécurité des pratiquants.
L’état de la mer, la force du vent, la force du courant, les conditions de récupération en surface, la proximité de la nuit, la nécessité d’une sécurité en surface, sont autant de paramètres qui devraient être pris en compte par les pratiquants.


Le retour d’expérience mené depuis plusieurs années par le CROSS-MED, montre que les évènements de mer qui donnent lieu aux opérations de sauvetage les plus lourdes et qui mobilisent les dispositifs les plus importants concernent la plaisance légère et les loisirs sous-marins.
En effet, en Méditerranée, où la dégradation des conditions météorologiques peut être très rapide et soudaine et où les vents dominants portent au large, les plongeurs sont les plus vulnérables et les plus exposés au risque d’une longue dérive en mer.
Ces recherches s’effectuent le plus souvent, dans des conditions très défavorables, par mer forte et par mauvaise visibilité, ou de nuit, avec une très faible probabilité de détection.
En effet, l’essentiel de la problématique de ces opérations réside dans l'extrême difficulté de repérage des plongeurs en mer. Les sauveteurs en mer soulignent fréquemment la difficulté d’effectuer efficacement leur mission, en raison de l’inadéquation de l’équipement de plongée.
La très grande majorité du matériel est de couleur sombre et les plongeurs sont très rarement équipés de « kits de repérage ».
Les fabricants et distributeurs de matériel ont, à cet égard, un rôle très important à jouer dans la prévention en proposant un matériel plus visible et en faisant la promotion auprès de leurs clients du matériel de signalisation individuelle (cyalumes, lampes-flash, signaux pyrotechniques jour-nuit pour plongeurs). La mise au point d’équipements prenant en compte le critère du repérage devient indispensable.

  • « Pour être secouru, il faut être vu ».
  • « Soyez des amateurs éclairés ».


De jour, comme de nuit, ne plongez jamais sans matériel de signalisation individuelle : signal pyrotechnique jour/nuit, lampe-flash, cyalumes.

6) RECOMMANDATIONS:


Le retard dans la mise en alerte des secours est le plus souvent le fait de l’accidenté lui-même, qui n’ose pas signaler ses problèmes (Dans 62,22 % des cas en 2003, l’alerte a été donnée plus de 30 mn après les premiers signes d’accident).

ll faut clairement déculpabiliser les pratiquants. L’accident n’est pas nécessairement lié à une faute et peut, statistiquement, arriver à tout le monde.
Une grande partie des accidents survient avec respect des procédures de décompression. Ce sont des marges de sécurité insuffisantes qui sont la plupart du temps en cause (facteurs favorisants, profils de plongée, utilisation inadaptée des ordinateurs …).

Une sensibilisation des plongeurs doit être effectuée pour leur inculquer les réflexes en cas de survenue de symptômes anormaux après une plongée.
Un certain nombre d’accidents ont entraîné un arrêt cardio-circulatoire en plongée. La présence d’un DSA à bord des bateaux de plongée et la formation des secouristes à son utilisation pourrait être envisagée afin de faire face aux possibles arythmies graves sur les lieux de plongée.
Savoir demander du secours peut limiter les conséquences d’une situation délicate. En mer, l’appel doit être donné le plus tôt possible, dès la constatation des premiers symptômes et avant de faire route. Cela permet au CROSS d’anticiper et d’organiser une évacuation en mer.
Si le navire n’est pas manoeuvrant (palanquées à l’eau) ou sur un site éloigné, cette option s’impose d’évidence.
Suivre les consignes du CROSS et laisser le Coordonnateur de Mission de Sauvetage du CROSS prendre la meilleure décision en fonction de la situation et des moyens disponibles.

7) PROCÉDURE D’ALERTE:

2 numéros à retenir : 15 et 16

  • En mer : CROSS : VHF 16 (ou ASN)
  • A terre : SAMU : appel téléphonique du Centre15 (interconnecté au 18/112)

    Le portable est inadapté en mer et ne peut en aucun cas remplacer la VHF pour la sécurité. Tous les sauveteurs en mer sont équipés en VHF marine.
    Il est rappelé que la transmission de l’alerte au CROSS lorsque l’accidenté se trouve en mer est une obligation réglementaire. (...)

Mots clefs:
plongée, rapport, bilan, CROSS, CROSS-MED, SAMU, médecins hyperbaristes, médecins hyperbares, médecins de plongée, SCMM, EVASAN, EVAMED, héliportage, hélitreuillage, hélico, médicalisation, plongeurs, plongeurs secouristes, secourisme, directeur de plongée, chef de bord, navire non manoeuvrant, palanqquées à l'eau, délai de raliement, arrêt cardio-circulatoire, facteurs favorisants, opérations, épidémiologie, statistiques, mortalité, accidents, loisirs nautique, plongée bouteille, apnée, chasse sous-marine, dérives en surface, cyalumes, lampes-flash, signaux pyrotechniques jour-nuit pour plongeurs, alerte en mer, VHF, VHF ASN, déni, procédures, recommandations, accident de décompression
Page de téléchargement :
Image
http://www.aqua-web.net/crossmed/rapport.html
Remarque:
8 documents sous PDF photo téléchargeables en version non compressée de 235 à 3135 Ko et en version compressée au format ZIP photo de 167 à 2619 Ko .

 

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