| Pays: |
FRANCE |
| Institution : |
Cour
des comptes de la République française : http://www.ccomptes.fr |
| Type
de document: |
Rapport
public annuel 2006 au Président de la République |
| Catégorie: |
Premiers
secours |
| Intitulé: |
Première
partie: Les observations des juridictions financières
12.
Les urgences médicales : constats et évolution récente |
| Référence
texte : |
Document
de 35 pages |
| Date:
|
Février
2007 |
Sommaire: |
I
- Le rôle central des services d’urgence hospitaliers
A - Les patients : état de santé et
leurs motifs de recours aux urgences
B - L’activité des services d’urgence
C - Les limites des ajustements successifs apportés
au dispositif
II - Un fonctionnement à améliorer
par une meilleure organisation
A - Clarifier le pilotage au niveau régional
B - Améliorer le fonctionnement des services
d’urgence
C - Réduire les disparités entre les établissements
D - Mieux connaître et maîtriser les
coûts
Conclusion et recommandations
Réponse du ministre de la santé et
des solidarités
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Conclusion
et recommandations: |
CONCLUSION
ET RECOMMANDATIONS :
La France a construit progressivement depuis 1996 un système
de prise en charge des urgences médicales reposant sur les établissements
de santé. Les services d’urgence bénéficient
en 2006 d’une bonne image auprès de la population. La
formation des équipes chargées
d’accueillir les patients, l’augmentation des effectifs,
l’amélioration
des locaux et de la régulation médicale téléphonique
ont largement contribué à cette
réputation.
Toutefois ce dispositif, trop centré sur l’hôpital,
n’assure pas seulement la prise en charge des urgences vitales,
mais répond
de plus en plus à une demande de soins non programmés
qui pourraient être
assurés par d’autres services hospitaliers ou par la
médecine
de ville.
La Cour a constaté que les ajustements successifs apportés
par les pouvoirs publics n’étaient pas encore à la
hauteur des ambitions affichées, notamment par la circulaire
du 16 avril 2003 qui, jusqu’à la parution des décrets
du 22 mai 2006, constituait le texte de référence,
y compris pour l’élaboration des schémas régionaux
d’organisation
sanitaire de troisième génération (2006-2010).
Les principales faiblesses relevées
par la Cour sont les suivantes :
- absence d’un pilotage régional cohérent
et opérationnel
du système;
- déficience des systèmes d’information
;
- insuffisance
de l’articulation entre la médecine de ville et l’hôpital;
- hétérogénéité de
l’organisation des services, des pratiques et disparités
des coûts;
- manque de communication et d’éducation du grand
public lui permettant une bonne orientation dans le système.
La Cour estime que l’amélioration de l’efficacité du
dispositif dépend moins aujourd’hui de nouveaux moyens
financiers que de mesures relatives à l’orientation
des patients, à l’organisation
des services et à la coordination de l’activité hospitalière
avec celle de la médecine de ville.
Pour garantir une égalité de
traitement de la population deux conditions doivent être réunies.
La première
est d’améliorer l’efficacité du maillage
territorial actuel en faisant appel à l’ensemble
des acteurs et en confiant la responsabilité de son organisation
aux missions régionales de santé.
La seconde est d’assurer
une organisation performante des urgences vitales et des filières
adaptées à la
prise en charge de certaines populations, comme les personnes âgées.
Les décrets
du 22 mai 2006 énoncent les bases de cette organisation, qui
doit reposer sur des réseaux de prise en charge des urgences.
Toutefois le pilotage du dispositif au niveau régional ne
peut progresser sans la mise en place rapide d’un système
d’information fiable et partagé qui permette de connaître
de manière
instantanée les ressources disponibles en lits et en compétences
médicales.
Les progrès réalisés dans ce domaine doivent être
accentués.
Des indicateurs permettant d’évaluer la qualité des
prises en charge aux urgences doivent être définis et
une analyse des disparités dans
les coûts doit être menée afin d’en connaître
les causes, et de prendre les mesures nécessaires pour le
cas échéant
les réduire. Ces outils sont
indispensables aux agences régionales de l’hospitalisation
et leur absence risque d’avoir des conséquences financières
non négligeables dans
la mesure où elle pourrait conduire soit à satisfaire à des
demandes de moyens supplémentaires non justifiés, soit à maintenir
des organisations n’offrant pas les garanties de qualité et
de sécurité que
la population est en droit d’attendre.
Sur le plan opérationnel, la Cour préconise trois axes
d’amélioration
: encourager les hôpitaux à travailler
sur l’organisation interne de leurs services, la connaissance
précise de leur
activité et de leur coût ; entreprendre des actions
de communication et d’éducation
du grand public pour promouvoir le bon usage de la régulation
téléphonique et la connaissance des différentes
possibilités offertes
en dehors de l’hôpital ; enfin simplifier les règles
de financement et clarifier les modalités de facturation afin
de faire cesser les pratiques déviantes.
|
Mots clefs: |
Cour
des comptes, République fançaise, rapport annuel, France,
2006, prise
en charge, urgences médicales, établissements
de santé, hôpitaux, services d’urgence, SAMU, SMUR,
régulation médicale téléphonique, urgences
vitales, soins, services hospitaliers, médecine
de ville, sanitaire, orientation, patients, organisation,
services, coordination, activité hospitalière, maillage
territorial, missions régionales de santé, personnes âgées,
lits, compétences médicales, coûts, agences régionales
de l’hospitalisation, qualité, sécurité, actions
de communication, éducation, facturation,
pratiques déviantes |
Lien
de téléchargement : |
|
Télécharger ccomptesurgmed2006.pdf.zip (134 KB) |
Page
de téléchargement : |
http://www.ccomptes.fr |
Remarque: |
Il
s'agit du point 12. de la première partie du rapport public
2006 qui en compte 20. |
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